Histoires 14-18 : les camps de prisonniers

© France 3
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A Dijon, avant la première guerre mondiale on gardait en mémoire les combats menés contre les Prussiens lors de la guerre de 1970-1971.  En 1914, ils ne sont pas venus jusqu'en Bourgogne mais en 1915 ils sont arrivés en tant que prisonniers.

Par France 3

Des prisonniers au service de l'industrie et des campagnes

C'est en effet à partir du deuxième semestre de 1915 que le gouvernement commence à mettre les milliers de prisonniers détenus sur le territoire national, à la disposition des industries et des exploitations agricoles.
Hauts de Meuse - Octobre 1914 - Soldats allemands capturés par des soldats du 27e RI de Dijon / © Coll. Privée Gilles Vauclair
Hauts de Meuse - Octobre 1914 - Soldats allemands capturés par des soldats du 27e RI de Dijon / © Coll. Privée Gilles Vauclair
Ils sont haïs, considérés comme des barbares coupables d'atrocités. En septembre 1916, on compte en France 100 000 prisonniers au travail dont 35 000 pour l'agriculture.
© Bibliothèque municipale de Dijon
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Prisonniers volontaires pour échapper à l'enfer

En Côte d’or, beaucoup de prisonniers allemands sont détenus dans les forts qui ceinturent la ville de Dijon. Le fort de Varois, le fort de Sennecey, le fort de la Motte Giron... Pas moins de sept forts faisant partie du système défensif Séré de Rivière en 2e ligne de ce rideau de fortifications édifié après la guerre de 1870-71.
Le détachement de prisonniers du fort de Varois était affecté au concassage de pierres dans la carrière de Sasoge (21) / © Coll.privée Gilles Vauclair
Le détachement de prisonniers du fort de Varois était affecté au concassage de pierres dans la carrière de Sasoge (21) / © Coll.privée Gilles Vauclair
Affectés à des travaux forestiers ou encore au concassage de pierre dans les carrières. Jusqu’à 150 tonnes par jour… Leurs conditions de travail sont dures, de même que leurs conditions de vie. Pourtant, pour de nombreux soldats,  se constituer prisonnier est un choix qui permet d’échapper à l’enfer des combats. En 1918, ils sont 350 000 retenus captifs en France.
© Coll.privée Gilles Vauclair
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A la fin de la guerre, si les combattants français retenus en Allemagne sont libérés relativement vite, il n'en est pas de même pour les Allemands qui sont restent prisonniers dans les camps français jusqu'au tout début des années 1920.
© Coll. privée Gilles Vauclair
© Coll. privée Gilles Vauclair
Ils sont alors parfois employés, comme les travailleurs Chinois au nettoyage des champs de bataille, c'est à dire à la récupération des corps et au déminage.
Histoires 14-18 : les camps de prisonniers
Source archives : - Collection privée Gilles Vauclair - Pathé Gaumont - Gallica BNF  - France 3 -  C. Jouret

 

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