Côte-d'Or : pourquoi le Département veut-il éradiquer la Berce du Caucase ?

Publié le Mis à jour le
Écrit par Marine Ziss

La Berce du Caucase est une plante qui envahit petit a petit les jardins, le bord des routes, les prairies... On peut parfois apercevoir des agents départementaux les faucher le long des routes. Mais pour quelles raisons ?

L'arrivée des beaux jours rime avec prolifération des plantes. Si la majorité de la flore pousse pendant le printemps, de nombreuses plantes se développent durant l’été. C’est le cas de la Berce du Caucase.

A priori, c’est une plante comme une autre : elle pousse presque partout et a une apparence quelconque. Cependant, il faut s’en méfier car elle est dangereuse à la fois pour l’écosystème et pour l’homme.

Pourquoi la Berce du Caucase est-elle dangereuse ?

Gare à ceux qui la touchent. Au contact de la peau, la Berce du Caucase provoque des irritations, des rougeurs et des gonflements qui peuvent aller jusqu'à la formation de cloques et de brûlures.

Comment se soigner si cela arrive ? De la même manière que l’on soigne une brûlure :
  • nettoyer les zones affectées (éviter l'eau chaude)
  • les hydrater
  • ne pas exposer au soleil (les lésions de la peau se développent sous l'effet de l'exposition au soleil)

Durant sa croissance, la Berce du Caucase peut prendre quelques centimètres en une journée et atteindre jusqu'à quatre mètres de hauteur. Ainsi, elle peut priver d’espace, de soleil et de terre les plus petites plantes et empêcher leur évolution autour d'elle. Cette ombéllifère est donc une réelle menace pour les autres plantes de l’écosystème.

Stopper l’invasion

Depuis quelques temps, la Berce du Caucase se prolifère en France le long des routes, dans les jardins et parcs, dans les prairies, les terrains vagues...

En Bourgogne, la plante a été rencensée pour la première fois à Dezize-lès-Maranges (Saône-et-Loire) en 1933 d'après Olivier Barde, Eric Fédoroff, Gael Causse et Jacques More dans l’Atlas de la flore sauvage de Bourgogne.
 


Comme elle est dangereuse pour l’écologie et la santé, on cherche à stopper son développement. C'est pourquoi, le conseil départemental de la Côte-d'Or a programmé son éradication. Des agents ont été sensibilisés pour identifier l'espèce sur le bord des routes et la détruire. Plusieurs actions ont été menées par les services départementaux pour limiter son expanson. L'arrachage doit être réalisé avant début juillet, la période de floraison.
 

Comment la reconnaitre ?

La Berce de Caucase peut mesurer de 1,5 à 4 mètres de hauteur. En été, elle a des fleurs blanches. La plante a de longues tiges vertes creuses et cannelées. Ses feuilles sont profondément découpées et peuvent mesurer de 50 centimètres à 1 mètre de diamètre. En automne, elle porte de longs fruits bordés de poils hérissés.


Attention, il ne faut pas la confondre avec la Berce commune ou Heracleum sphondylium (ci-dessus) qui n’est pas dangereuse. Pour la différencier, il faut se munir de patience et compter le nombre d’ombrelles, soit le nombre de fleurs qui partent de la tige. La Berce commune en compte moins de 35 rayons contre plus de 50 pour la Berce du Caucase. Pour les plus fainéants, il suffit de ne s’approcher d’aucune de ces plantes afin d’être sûr d’éviter toute brûlure. 

Ce qu’il faut faire 

Afin d’éviter sa prolifération, il est conseillé de ne pas acheter la Berce de Caucase ni de la planter. Si elle pousse dans vos jardins, certains recommandent de l’arracher en prenant soin d’éviter tout contact direct avec la peau (prendre des gants). Il faut aussi veiller à laver les outils qui ont servi à l’enlever.