Damien Meslot interpelle la ministre de la Santé sur la situation de l'hôpital Nord Franche-Comté

Damien Meslot, maire (LR) de Belfort et président du conseil de surveillance de l'Hôpital Nord Franche-Comté. / © Philippe Piot - MaxPPP
Damien Meslot, maire (LR) de Belfort et président du conseil de surveillance de l'Hôpital Nord Franche-Comté. / © Philippe Piot - MaxPPP

Dans une lettre le maire de Belfort attire l’attention d'Agnès Buzyn ministre de la Santé, sur la situation de l’hôpital de Trévenans alors qu’une mobilisation nationale a lieu ce jeudi 14 décembre et que les syndicats ont rencontré l’ARS hier.
 

Par Vanessa Hirson

« Je me permets d’appeler votre attention sur le manque de moyens alloués à l’Hôpital Nord Franche-Comté (HNFC), comme d’autres hôpitaux publics en France.  Les agents de l’HNFC sont en grève depuis plus de 6 mois au regard de leurs conditions de travail et des conditions d’accueil des patients ». C’est par ces mots que Damien Meslot, le maire (LR) de Belfort commence sa lettre adressée à la ministre de la santé.
  
« Comme de nombreux établissements l’hôpital de Trévenans demandent l’augmentation du nombre de lits et des moyens humains. Le service des urgences de l’HNFC est particulièrement touché dans un contexte d’augmentation constante de sa fréquentation, 72 000 patients en 2017 contre 78 000 en 2018 » poursuit-il.


50 heures pour attendre un lit aux urgences

"En tant que Président du Conseil de surveillance de l’HNFC, je suis saisi régulièrement, que ce soit par des patients, par des praticiens ou des représentants du personnel, qui m’informent de situations alarmantes. Je citerai à titre d’exemple le weekend du 1er novembre durant lequel 5 patients ont passé plus de 50 heures dans le service des urgences dans l’attente de l’attribution d’un lit. Par ailleurs, les personnels des différents services sont en souffrance. Bien que leur implication soit sans faille, la baisse des moyens alloués alourdit leurs tâches quotidiennes et décourage des hommes et des femmes qui ont choisi un métier par vocation".

"L’État doit à son tour faire preuve d’empathie et d’humanité en accédant à leurs demandes. La direction de l’Agence régionale de santé Bourgogne Franche-Comté est informée de la situation générale que connaît l’établissement. L’octroi de moyens supplémentaires est aujourd’hui urgent".
 

Le personnel toujours mobilisé

Ce courrier intervient alors que mercredi 13 novembre, les syndicats FO, CFDT et CNI (coordination nationale infirmières) ont rencontré à l’antenne de l’ARS à Belfort, le directeur générale de l’agence régionale de santé, Pierre Pribile et Pierre Roche, le directeur de l’hôpital Nord Franche-Comté. De cette réunion, le personnel n’a pas obtenu de réponses concrètes mais souligne « que le dialogue est ouvert ».
 

« Un plan d’urgence est en cours mais l’ARS ne sait pas de combien sera le montant de l’enveloppe. Il faut que nous, hôpital de Nord-Franche-Comté, comprenions qu’il n’y a pas que nous et que cette enveloppe devra être partagée » regrette Nathalie Depoire, la présidente du CNI. « On veut des lits supplémentaires mais on est confronté à un manque d’aides-soignants et d’infirmières-anesthésistes ».
 
Mobilisation du personnel soignant à Trévenans ce jeudi 14 novembre 2019. / © France3
Mobilisation du personnel soignant à Trévenans ce jeudi 14 novembre 2019. / © France3


Pour l’heure aucune autre réunion n’est programmée mais les syndicats profiteront des instances début décembre pour réitérer leurs besoins "nous resterons mobilisés" conclut Nathalie Depoire. Cet après-midi, lors d’un mouvement national, plusieurs actions auront lieu devant les hôpitaux de la région. A Trévenans, l’intersyndicale donne rendez-vous à 14h30 devant le parvis.














 

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