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Dépenses sociales : les départements s'apprêtent à tirer la sonnette d'alarme

© AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT
© AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT

L'Association des Départements de France (ADF) débute ce mercredi 5 octobre au Futuroscope, dans la Vienne. Nul doute que certains présidents de conseil départemental vont alerter sur l'explosion des dépenses sociales à la charge de leurs collectivités.

Par Maryline Barate

Certains présidents de Départements se disent inquiets pour les finances de leurs collectivités. Ils dénoncent une explosion des dépenses sociales au premier rang desquelles le Revenu de solidarité active. Le RSA a augmenté de 2% au 1er septembre 2016 comme prévu dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté. François Sauvadet, le président (NC) de Côte-d'Or avait alors immédiatement réagi par voie de communiqué de presse :  « le gouvernement ferait mieux de se pencher sur l’amélioration des dispositifs d’insertion et de contrôle plutôt que de distribuer l’argent qu’il n’a plus en chargeant la barque des collectivités locales ! » 


Pourquoi certains parlent de fragilité de leurs finances ?


Dominique Bussereau n'était pas en reste. Le président (LR) de l'Assemblée des départements de France et du conseil départemental de Charente-Maritime avait regretté que « le gouvernement signe des chèques en bois, avec le chéquier des départements ». Le crédo est connu. Ces élus dénoncent le fait que, depuis plusieurs années, « l’Etat baisse de façon unilatérale et régulière les dotations des Départements (- 32% en 4 ans), tout en augmentant les coûts et dépenses obligatoires qu’ils supportent. »

2,5 millions de foyers sans ressources bénéficient du RSA

Les Départements disent vouloir participer à la solidarité. Mais certains ne supportent plus de voir des dépenses mises en œuvre par Paris « sans aucune concertation » et sans coup de pouce financier. Les conseils départementaux ont dépensé, en 2015, 36,2 milliards d'euros dans le champ social.

Selon une infographie du Figaro, en 2015, les quatre départements bourguignons ne sont pas les plus mal lotis. Ce sont les départements où la pauvreté se concentre qui doivent supporter cette charge. Par exemple, la Seine-Saint-Denis détient le record en affichant un coût annuel avoisinant les 290 euros par habitant, ce qui peut paraître injuste. En Bourgogne, ce coût annuel s'élève à :
  • 96 euros par habitant en Côte-d'Or
  • 100,60 euros par habitant en Saône-et-Loire
  • 146,10 euros par habitant dans l'Yonne
  • 147,60 euros dans la Nièvre

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