Déserts médicaux : ce que prévoit le gouvernement

© Darko Stonajovic via Pixabay
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Maisons de santé, télémédecine... Le plan de lutte contre les déserts médicaux annoncé ce vendredi 13 octobre 2017 par le gouvernement est un catalogue de solutions sans mesures coercitives.

Par Tiphaine Pfeiffer

Le nouveau plan de lutte contre les décerts médicaux permettra-t-il de changer le quotidien des habitants du Morvan qui peinent à trouver des médecins-spécialistes ?

Avec 80 médecins généralistes pour 100 000 habitants, la Bourgogne est une région où le déficit en médecin se fait sentir.

Difficile à dire. Le premier ministre Edouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn ont annoncé une liste de mesures ce vendredi matin. Aucune n'est coercitive et la réforme du système du numerus clausus n'a pas été évoqué.

Pour "renforcer l'accès territorial aux soins", la ministre a faut plusieurs pistes :


  • doubler le nombre de maisons de santé pluriprofessionnels

C'est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. En France, on en compte 910 et la Bourgogne est la région qui en compte le plus, notamment celle de Guillon dans l'Yonne.
Elles permettent aux médecins libéraux de se regrouper et de partager les mêmes locaux. Ces lieux bénéficieront de 400 millions d'euros d'investissement sur 5 ans.

  • accélérer le recours à la télémédecine

L'objectif est de permettre aux zones et aux personnes éloignées des médecins spécialistes de bénéficier de consultations à distance. L'Assurance maladie et les syndicats de médecins doivent négocier les tarifs de consultation et d'expertises à distance.

Depuis 2014, plusieurs expériences de télémédecine ont été menées en Bourgogne : une cabine de télémédecine a été testée dans une maison de retraite à Cluny en Saône-et-Loire, les dermatologues nivernais ont aussi fait l'expérience.

  • développer les conventions avancées

Afin que des médecins hospitaliers puissent exercer pnctuellement dans ces territoires en déficit de médecins spécialisés, le gouvernement souhaite mettre en place des détachements. Ces spécialistes pourraient se rendre un à deux jours par semaine en consultations extérieures.

  • Permettre des "exercices partagés"

Le gouvernement propose d'aller plus loin dans les zone de désert médical. Il annonce la création de 300 postes d'"assistants partagés" permettant de conclier un double statut : à la fois médecin hospitalier et médecin libéral dans un cabinet siitué dans une zone en tension.

  • favoriser les stages chez les médecins libéraux et faciliter le cumul emploi-retraite

Afin d'endiguer la chute du nombre de médecins libéraux, le ministère de la Santé a annoncé une revalorisation financière des maîtres de stage dans les zones situées dans des déserts médicaux. L'objectif est d'inciter les étudiants à faire une partie de leur formation en libéral et plus seulement à l'hôpital.

Par ailleurs, afin de limiter le départ des médecins libéraux en retraite, un dispositif cummul emploi-retraite existe. Un quart des médecins en âge de partir en bénéficieraient déjà.
Le gouvernement annonce un assouplissement des conditions financières d'accès au dispositif.

En Bourgogne Franche-comté, 60% des médecins généralistes sont âgés de plus de 55 ans.

  • généraliser le contrat de médecin-adjoint

C'est un dispositif qui permet aux internes de venir prêter main-forte à un médecin installé dans une zone touristique en haute saison. Le gouvernement voudrait généraliser ce statut.

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