Affaire des vidéos privées attribuées à Benjamin Griveaux : le discret soutien des élus politiques de Franche-Comté

Benjamin Griveaux lors de sa conférence de presse le 14 février 2020 où il annonce son retrait comme candidat LREM aux élections municipales à Paris. / © Olivier Corsan - maxPPP
Benjamin Griveaux lors de sa conférence de presse le 14 février 2020 où il annonce son retrait comme candidat LREM aux élections municipales à Paris. / © Olivier Corsan - maxPPP

Il renonce à se présenter à la mairie de Paris après la diffusion d'une vidéo intime divulguée sur un site. Le candidat LREM Benjamin Griveaux, ancien vice-président du conseil départemental de Saône-et-Loire a reçu une poignée de soutiens comtois. Peu d'élus de droite comme de gauche s'expriment.

Par S.C avec AFP

Suite à des "attaques ignobles" (...) j'ai décidé de retirer ma candidature à l'élection municipale parisienne. Cette décision me coûte mais mes priorités sont très claires. C'est d'abord ma famille, vous l'aurez compris


 a expliqué le candidat de La République en Marche dans une déclaration enregistrée vendredi 14 février.  Un site avait diffusé mercredi soir une vidéo intime et des messages connotés adressés à une femme, affirmant qu'ils émanaient de l'ancien porte-parole du gouvernement. Ils ont été relayés peu à peu jeudi sur les réseaux sociaux.

"En annonçant ma candidature à la mairie de Paris, je connaissais la dureté du combat politique", a commencé Benjamin Griveaux."Depuis plus d'un an, ma famille et moi avons subi des propos diffamatoires, des mensonges, des rumeurs, des attaques anonymes, la révélation de conversations privées dérobées ainsi que des menaces de mort", a-t-il poursuivi. "Ce torrent de boue m'a affecté et surtout a fait mal à ceux que j'aime. Comme si cela n'était pas suffisant, hier, un nouveau stade a été franchi. Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée. Ma famille ne mérite pas cela. Personne, au fond, ne devrait jamais subir cette violence. En ce qui me concerne, je ne suis pas prêt à nous exposer davantage ma famille et moi quand tous les coups sont désormais permis. Cela va trop loin."


Le "revenge porn" politique bouleverse la campagne des municipales à Paris


C'est la première fois en France, qu'un haut responsable politique est obligé de jeter l'éponge à cause du "revenge porn" ou "vengeance pornographique". L''artiste contestataire russe Piotr Pavlenski a revendiqué avoir diffusé cette vidéo, il revendique cet acte de "porno-politique" contre "l'hypocrisie" dans son pays d'accueil. "Benjamin Griveaux a commencé sa campagne avec une hypocrisie dégoûtante, il a utilisé sa famille en se présentant en icône pour tous les pères et maris de Paris. Il a fait de la propagande des valeurs familiales traditionnelles", dénonce-t-il. 

Depuis 2016 et l'adoption de la loi "pour une République numérique", la diffusion de "revenge porn" est passible de 2 ans d'emprisonnement et 60.000 euros d'amende. L'avocat de Benjamin Griveaux a prévenu qu'il engagerait des poursuites contre toute publication" qui ne respecterait pas la vie privée de son client.

    

Les réactions politiques en Franche-Comté

Une classe politique sous le choc ? Abasourdie ? Qui préfère rester discrète sur cette affaire de vidéo privée qui entache la campagne des municipales de la majorité à un mois du scrutin ? Ou ne souhaite pas soutenir le candidat dans cette affaire ?

En Franche-Comté, peu de réactions, elles viennent majoritairement de la famille de la République en Marche. Mais les élus sont nombreux à ne pas avoir commenté publiquement cette affaire. 
 


Bruno Kern, référent LREM du département Territoire de Belfort


 

Barbara Bessot-Ballot, députée LREM de Haute-Saône

 


Fannette Charvier, députée LREM du Doubs


Elise Aebischer, Génération.s., élue au conseil régional de Franche-Comté et candidate aux municipales de Besançon 

© Tweets Elise Aebischer
© Tweets Elise Aebischer

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus