75 ans de la Libération de Besançon : « Je meurs pour la France et pour mes enfants »

Robert Braine dit le Commandant Marceau
Robert Braine dit le Commandant Marceau

Mort d'une balle dans le dos tirée par un milicien. A 11 heures, le 8 septembre 1944, Robert Braine dit le commandant Marceau meurt lors des combats de la Libération de Besançon. La section bisontine du PCF lui rend hommage ce dimanche. 

Par Isabelle Brunnarius

Lorsque les Bisontins empruntent la rue du commandant Marceau, combien sont-ils à connaître le parcours exemplaire de celui qui a donné son pseudonyme à cette rue de Besançon ? 
Pour rendre hommage à ce militant communiste qui a perdu la vie, le 8 septembre 1944 à 11 heures, lors des combats de la Libération de Besançon, la section bisontine du PCF s'est retrouvée à 11h en bas de l’avenue du Commandant Marceau.
Accompagnés du fils et du petit-fils du commandant Marceau, ils ont rendu un hommage à cet homme courageux et engagé, dont la tombe est dans le carré militaire du cimetière Saint-Claude. 
 

Robert Braine n'est pas originaire de Besançon, sa famille est de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). Né en 1906, le jeune homme travaillera aux Acièries de Micheville à Villerupt (Meurthe-et-Moselle). Avec son épouse Jeanne Dauphin, ils ont eu quatre enfants.

Militant syndical à la CGT, il fut licencié en 1938 pour fait de grève et reconnu par les autorités comme un meneur. Membre du Parti Communiste de Meurthe-et-Moselle, il fut secrétaire de cellule à Villerupt (Meurthe-et-Moselle) et membre de la section de cette commune jusqu'au 24 août 1939.
Mobilisé, il est fait prisonnier le 15 juin 1940. Démobilisé en 1942 pour raisons de santé, il retrouve sa famille à Lyon où il participe aux actions clandestines de Résistance avec le PC. Il s'installe à Besançon sans doute en juin 1944. 

Sous le nom de Coulon,  raconte Jean-Claude Goudot sur son blog Vivre aux Chaprais, il prit le commandement du maquis FTPF, appelé « Maquis Jean Compagnon », installé à Pouilley-les-Vignes à partir du 1er juillet 1944. Il avait alors pour pseudonyme : «Commandant Marceau.

Le 8 septembre 1944, peut-on lire dans la revue éditée par la Ville de Besançon à l'occasion de ce 75e anniversaire, entre 10 et 11 heures,

un détachement de FFI et de soldats américains patrouille dans le secteur de Montjoux afin d'identifier les derniers nids de résistance allemande.

Le commandant Marceau et l'aspirant Louis Billot, sont mortellement blessés. Penchés sur le corps de son compagnon, le commandant Marceau est alors abattu d'une balle dans le dos par un milicien. Ses dernières paroles auraient été

Je meurs pour le France et pour mes enfants.


 Avec d’autres combattants morts lors de la Libération, le commandant Marceau reçoit un hommage national à Besançon le 11 septembre 1944. 75 ans plus tard, son fils et son petit-fils sont présents à Besançon pour évoquer sa mémoire.  


 

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