À Besançon, une jeune femme de 19 ans échappe de peu à une tentative de féminicide

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Une mère de famille a réussi à alerter les secours dans la nuit du 31 janvier au 1er février à Besançon (Doubs). Son concubin l’a frappé avec un couteau, elle voulait le quitter.

La victime a appelé une première fois les secours vers 2 heures du matin. La police intervient dans le ce logement du quartier populaire de Palente, et découvre des dégradations de mobilier. La jeune femme mère d’un bébé de 8 mois venait d’annoncer à son concubin qu’elle souhaitait se séparer. Les policiers ne trouvant pas l’homme ont conseillé à la jeune femme de s’enfermer, explique ce matin le procureur Etienne Manteaux. Vers 3h30, les secours ont reçu un nouvel appel. La jeune femme venait d’être frappée par son conjoint. 

“Elle a été victime de coups de couteau, à l’abdomen, à la cuisse et au bras” précise le Procureur. La jeune femme a été transportée au CHU de Besançon. Son pronostic vital n’est pas engagé. L’homme a pu être interpellé aux alentours de l’appartement où les coups ont été portés.

Le couple n'était pas connu de la police ou de la justice pour des signalements de violences conjugales.

Série noire à Besançon 

À Besançon, ce nouveau fait divers intervient après deux féminicides qui ont provoqué l’émotion parmi la population. Une jeune de femme de 20 ans a été tuée lundi 17 janvier peu avant 20 heures dans le quartier Battant, son conjoint de 34 ans a porté sur elle 18 coups de couteau. Le 29 décembre dans la soirée, une quinquagénaire a été égorgée par son mari dans un appartement de la rue de Dole. L’homme a ensuite retourné l’arme contre lui. Il a expliqué plusieurs jours après les faits que sa femme voulait le quitter.

Après ces deux drames, les associations féminines ont appelé à se rassembler pour ne plus “jamais vivre cela”. Au 28 janvier, selon le collectif féminicides, 10 femmes ont trouvé la mort victimes de leur conjoint ou ancien conjoint. Elles étaient 113 à avoir perdu la vie en 2021.