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Anesthésiste soupçonné d'empoisonnements à Besançon : un syndicat d'anesthésistes se porte partie civile

Le médecin devant la chambre d'instruction de la Cour d'appel le 6 septembre. / © France 3 Franche-Comté : Emmanuel Rivallain
Le médecin devant la chambre d'instruction de la Cour d'appel le 6 septembre. / © France 3 Franche-Comté : Emmanuel Rivallain

Le Syndicat national des anesthésistes-réanimateurs de France (Snarf) a annoncé ce mercredi 22 mai sa décision de se constituer partie civile dans l'affaire des 24 empoisonnements présumés à Besançon pour lesquels Frédéric Péchier, médecin anesthésiste bisontin, est mis en examen.

Par AFP

Les faits survenus à Besançon sont "criminels et sont totalement indépendants de l'exercice de la profession d'anesthésiste-réanimateur", insiste sur son site internet le principal syndicat d'anesthésistes libéraux, qui revendique 1.200 adhérents.

Le syndicat précise que cette décision a été prise samedi "à l'unanimité" de son conseil d'administration "afin de pouvoir défendre les droits et intérêts matériels et moraux de la spécialité".

L'objectif est de préserver "la nécessaire relation de confiance entre patients et médecins anesthésistes-réanimateurs d'ores et déjà mise à mal par l'importante médiatisation de cette affaire", poursuit le syndicat.


Le syndicat Snarf veut avoir ainsi accès au dossier


Il ne s'agit "pas d'une plainte contre X" ni contre le Dr Péchier mais d'une simple constitution de partie civile afin d'"avoir accès au dossier" et de défendre la profession d'anesthésiste, a ajouté le Snarf.

"La mortalité en anesthésie se situe dans une fourchette comprise entre un pour 100.000 et un pour un million, ce qui est assez proche de l'aviation civile. Et bien moins important que pour les interventions chirurgicales en elles-mêmes. On a besoin de rassurer les patients, on ne peut pas laisser courir des bruits sur la sécurité anesthésique", souligne de son côté le président du Snarf, Christian-Michel Arnaud, interrogé mercredi par le quotidien L'Est Républicain.

Le Dr Frédéric Péchier a été mis en examen jeudi pour 17 nouveaux cas d'empoisonnement de patients, dont sept n'ont pas survécu. Il avait déjà été mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements présumés, dont deux mortels.
Au total, il est donc désormais mis en examen pour 24 cas d'empoisonnements sur patients dont neuf se sont soldés par un décès.

L'anesthésiste-réanimateur, qui clame son innocence, a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Il a interdiction d'exercer et de se rendre à Besançon ou dans la commune voisine où il réside. Le parquet de Besançon, qui avait requis son placement en détention provisoire, a fait appel de son maintien sous contrôle judiciaire. La chambre de l'instruction doit examiner prochainement cet appel.
 

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