Besançon : 150 enseignants mobilisés pour un « plan d’urgence » dans l’Education nationale

L'intersyndicale CGT, FSU, FO et SUD ont appelé à la mobilisation des enseignants et du personnel de l’éducation. Il s’agit de la première journée de grève depuis la rentrée scolaire pour demander de meilleures conditions de travail et une hausse des salaires.

Et selon les chiffres communiqués par le rectorat, la mobilisation n’a pas été véritablement bien suivie. Dans le premier degré, le taux de grévistes s’élève à 5,47% et à 8,90% dans le secondaire. Le syndicat SNUipp-FSU 25 prévoyait 15% de personnes en grève ce jeudi 23 septembre.

A Besançon, 150 personnes de l’Education nationale se sont rassemblées Place Pasteur déployant des pancartes et multipliant les prises de parole. « Nous n’avons pas sollicité le recteur car nous sommes régulièrement en contact avec lui et nous savons qu’il n’allait rien nous dire de plus. Notre mobilisation a pour but d’interpeller l’opinion publique » avertit Karine Laurent, secrétaire départementale SNUipp-FSU 25.

Sur place, les enseignants dénoncent, comme depuis toujours, leurs conditions de travail. « Les conditions d’enseignement et de travail, les conditions de scolarisation pour les enfants ne sont pas satisfaisantes. Les enseignants absents ne sont pas remplacés, les élèves en grande difficulté manquent d’accompagnement. On souhaite aussi cette revalorisation promise par Blanquer et qui, finalement, est réduite à des clopinettes pour la moitié de la profession » s’insurge Karine Laurent.

Les enseignants du second degré également mobilisés

Les réclamations des syndicats du second degré sont sensiblement les mêmes, avec en prime la réforme du bac qui ne passe toujours pas. « On dénonce la réforme des lycées qui induit des groupes avec des effectifs de plus en plus chargés. Les classes ont explosé ce qui fait que les élèves n’osent plus participer en cours et pour nous ça n’a plus de sens pédagogique et puis, nous dénonçons aussi la réforme du bac qui a supprimé un vrai bac national pour des épreuves locales qui sont injustes vis-à-vis des élèves, à la fois d’une classe à une autre, et d’un établissement à un autre, » lance Médéric Bayard, élu au bureau académique SNES-FSU.

Au niveau national le taux de gréviste s’élève à 3,96% dans le primaire et 6,19% dans le secondaire, selon le ministère de l’Education nationale, mais respectivement de 15% et 32% d'après les syndicats.

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