Besançon : suite à l'agression d'un conducteur, plus aucun bus ne circule !

Les bus "Ginko" à Besançon / © France 3 FC, Archive
Les bus "Ginko" à Besançon / © France 3 FC, Archive

Un chauffeur de bus a été roué de coups ce matin. Tous les conducteurs ont fait jouer leur droit de retrait. Plus aucun bus ne circule sur la ville... Les agresseurs ont été arrêtés. Le trafic reprendra demain matin.

Par Catherine Eme-Ziri

Aux environs de 7 heures ce matin, à l'arrêt Fontaine-Ecu, trois personnes sont montées dans un bus. Quand le conducteur leur a demandé leurs titres de transport, deux d'entre elles se sont énervées, l'ont tapé, roué de coups. L'un des trois individus est même monté sur le tableau de bord pour s'en prendre violemment au conducteur.
Suite à cette agression, les chauffeurs ont fait jouer leur droit de retrait, c'est à dire, comme l'y autorise la loi, qu'ils ont cessé le travail considérant que leur sécurité n'était plus assurée. Cet appel a été lancé par trois syndicats FO, CGT et CFDT. Conséquences : peu de bus circulaient. La direction craignant le mécontentement des usagers qui se retrouvent sans moyen de transport, a pris la décision de rappeler tous les bus qui circulaient encore. La cinquantaine de chauffeurs de bus a donc cessé le travail.
Il n'y a plus aucun bus en circulation sur le réseau de Besançon.

Selon Mickaël Mouette, délégué FO, il s'agit de la 10 ème agression de ce type depuis le début de l'année. Les syndicats ont rencontré la direction dès ce matin durant plus d'une heure. Les syndicats demandent plus de présence dans les bus de contrôleurs et de médiateurs, ces derniers ayant été supprimés il y a peu de temps... Les conducteurs ne reprendront pas leur service de la journée...
Les trois personnes, deux hommes et une femme, enceinte, ont été interpellés par la police. Seuls les deux hommes ont participé à cette agression. Il s'agit de deux cousins Albanais, l'un majeur, âgé de 24 ans, l'autre mineur de 17 ans et de passage à Besançon. Selon nos confrères de France Bleu, le majeur a été conduit au centre de détention de Lyon, d'où il sera expulsé. Quant au mineur, il sera présenté à un juge à Rennes, où il réside habituellement.
La circulation des bus reprendra demain matin normalement.

Voici le communiqué publié par Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon et président de la Communauté d'Aglomération à propos de cette agression : 

"Ce matin peu avant 7h, un chauffeur de bus Ginko a été victime d’une agression inadmissible dans le secteur de Fontaine-Ecu. Deux individus, un mineur et un majeur, l’ont roué de coups  après qu’il leur ait demandé de produire leur ticket de transport. Dès la fin de l’altercation, le conducteur a déclenché le système d’appel d’urgence, ce qui a permis l’interpellation rapide des auteurs de cette agression. Profondément marqué psychologiquement, le chauffeur a néanmoins pu rejoindre rapidement son domicile après les examens d’usage à l’hôpital.

Après cette agression que je condamne avec la plus grande fermeté, j’assure la victime, et plus largement l’ensemble du personnel roulant du réseau Ginko de mon total soutien. Il n’est pas acceptable que des agents et des personnels qui travaillent quotidiennement au service de la population soient ainsi victimes d’agressions caractérisées.

Je me félicite de l'action très rapide des services de la police nationale qui a permis de confondre les deux auteurs, et je fais confiance à la justice pour leur faire comprendre ainsi qu'à ceux qui seraient tentés de les imiter, que la société n’accepte pas ces comportements violents.
"
DMCloud:96191
Grève des chauffeurs de bus à Besançon

 

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