Besançon : un hôpital des nounours pour soigner les peluches et les angoisses des touts-petits

Du 23 au 25 juin, les étudiants de la faculté de médecine de Besançon organisent une nouvelle édition de l’Hôpital des nounours : des étudiants y soignent les peluches d’élèves de maternelles pour dédramatiser les actes médicaux et éduquer les enfants.

Organisé dans toute la France par des étudiants en médecine, l'hôpital des nounours permet de montrer aux enfants comment travaillent les médecins
Organisé dans toute la France par des étudiants en médecine, l'hôpital des nounours permet de montrer aux enfants comment travaillent les médecins © Dominique GUTEKUNST - maxPPP

Après une année blanche à cause de la pandémie, l’hôpital des nounours de Besançon va de nouveau ouvrir ses portes du 23 au 25 juin. Un événement organisé par les étudiants de la faculté de médecine, dans leurs locaux, avec des écoles de la ville. “On déguise des salles de la fac en hôpital pour accueillir des élèves de maternelle”, explique Emma Jacquot, étudiante en deuxième année de médecine, et co-organisatrice. Concrètement, ces enfants de moyenne et grande sections de quatre écoles, plus une classe composée d’enfants atteints de handicaps moteurs, vont venir consulter des nounoursologues pour soigner leur peluche favorite. 200 enfants environ vont bénéficier de ce dispositif.

Des nounoursologues pour les doudous

“Les étudiants qui jouent les nounoursologues viennent chercher les enfants”, décrit Suzy Penaget, elle-aussi étudiante et co-organisatrice, “on lui demande ce qu’à son doudou, s’il est malade ou s’il a mal, on lui fait écouter le coeur de son nounours, en tapotant sous la table pour qu’il entende des battements de coeurs”. “Ils découvrent comment fonctionne le carnet de santé, avec le carnet de leurs nounours que l’on remplit avec eux”. Après le diagnostic, les peluches et leur jeune propriétaire sont conduites auprès des spécialistes pour être soignées. Etudiants en kinésithérapie, orthophonie et futures sage-femmes participent aux côtés des étudiants qui prennent le rôle de chirurgiens. Après la consultation, un étudiant en pharmacie va leur donner des (faux) médicaments pour nounours. Chaque spécialité va soigner la peluche, en expliquant le déroulement des actes et leur rôle. “C’est important de leur faire savoir quel personnel soignant a quel rôle” explique Suzy Penaget.

Car le but de cette opération est de faire connaître le monde médical aux enfants, et surtout, de le dédramatiser. “Il y en a beaucoup qui ont peur d’aller à l’hôpital, ou des actes qu’ils vont avoir au cours de leur vie, comme des vaccins” constate Suzy Penaget. “Ils peuvent ne pas faire confiance au corps médical, alors qu’on est là pour les aider”, complète Emma Jacquot, “c’est important de faire passer ce message quand ils sont encore petits, pour que rien ne les empêche de nous faire confiance”. Et le meilleur moyen de laisser un souvenir positif, c’est de passer une bonne journée. “On leur offre des petits cadeaux, on les fait participer, écouter leur coeur, on leur parle du corps humain, des organes” énumère Suzy Penaget, “c’est une journée où ils passent vraiment un bon moment”. “Les écoles adorent, les enfants adorent, et les étudiants adorent aussi” résume Emma Jacquot.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société