Coronavirus : Les nageurs, clubs de natation et piscines de Franche-Comté dans l’attente du grand bain

Les passionnés ou amateurs de natation sont dans l'attente de la réouverture des piscines. / © Vyacheslav Madiyevskyy - maxPPP
Les passionnés ou amateurs de natation sont dans l'attente de la réouverture des piscines. / © Vyacheslav Madiyevskyy - maxPPP

Malgré le déconfinement du 11 mai, les nageurs se retrouvent plongés dans une longue attente. La réouverture de leur piscine favorite. Une attente qui commence à peser pour les nageurs sportifs.

Par Loris Trullard

Le déconfinement ne leur a pas permis de retrouver leur passion. Les clubs de natation, piscines municipales et complexes aquatiques voient leur activité toujours à l’arrêt. « Pour l’instant, on est au point mort jusqu’au 2 juin » affirme Coralie Marchal, responsable administrative d’Alliance Natation Besançon (ANB). 


« J’ai vraiment hâte que ça ouvre » : La sensation d’un manque pour les plus sportifs


Léa Marchal n’a pas nagé depuis deux mois. « J’ai vraiment hâte que ça ouvre » lance l’athlète inscrite au club de l’ANB. « Au début du confinement, c’était difficile de voir nos épreuves être repoussées. » Après avoir encaissé cette déception, la sportive retrouve son optimisme. « C’était la période bienvenue pour me reposer mentalement, et repartir correctement au moment venu. »

Et même pour les plus grands sportifs une réadaptation va être de rigueur. « Deux semaines d’exercice en bassin seront nécessaires pour pallier ce manque. » Pour être prête au grand plongeon, celle-ci explique faire entre dix et quinze heures de sport par semaine.

 


Thierry Charpiot, amateur de natation originaire de Belfort, vit difficilement cette pause aquatique forcée. « La sensation ressentie dans l’eau me manque » avoue le sexagénaire qui a l’habitude de nager quatre à cinq fois par semaine. « Je me maintiens en forme en faisant 40 minutes de vélo d’appartement, 30 minutes de gainage, musculation et assouplissement par jour. »

Bien qu’il ait gardé une activité physique pendant le confinement, le nageur redoute la longue période de récupération indispensable après ces quelques mois sans aucune brasse en bassin. « Je sens que la saison prochaine va être consacrée à une remise à niveau » confie le passionné.


Les clubs, piscines, parcs aquatiques commencent à préparer la réouverture, dans l’inconnu pour l’instant


A Besançon, le club ANB, qui comptabilise plus de 1000 adhérents, est fermé depuis le 14 mars. La saison 2019-2020 s’est terminée brusquement. « C’est très frustrant de tout arrêter alors que les 500 enfants de l’école était en plein apprentissage » estime Coralie Marchal.

Les jeunes nageurs, qui passent à un niveau supérieur année après année, devront suivre une « réadaptation pédagogique » pour reprendre la formation plus sereinement.

 
Au bord des piscines, d’autres espèrent un retour des maillots de bain dans l’eau. Et des nageurs sur les plongeoirs. Ludolac à Vesoul, Aquaparc Isis à Dole sont des parcs aquatiques très fréquentés en été.

En Franche-Comté, plusieurs de ces complexes aquatiques nous expliquent être dans la méconnaissance d’une date de réouverture et des conditions d’accueil jusqu’au 2 juin. A cette date, de nouvelles mesures devraient être annoncées par le gouvernement. Certains préparent déjà plusieurs scénarios, pour anticiper les restrictions qui seront communiquées prochainement.
 
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En France, certaines piscines peuvent rouvrir notamment pour les sportifs de haut niveau


Malgré la fermeture des sites aquatiques au grand public, la Fédération Française de Natation rappelle que les piscines peuvent ouvrir à compter du 11 mai pour les activités aquatiques des établissements scolaires et pour les sportifs de haut niveau.

Les nageurs concernés devront passer un examen médical pour s’assurer que les athlètes ne sont pas porteurs du coronavirus. L’application des gestes barrières et de la distanciation sociale sera aussi respectée.

  

Difficile de mettre en place des gestes barrières dans une piscine

A l’Alliance Natation Besançon, on se questionne forcément sur les conditions sanitaires qu’il faudra respecter pour la reprise d’activités. « Comment accueillir nos adhérents dans les vestiaires sans prendre de risque ? » s’interroge la responsable administrative du club.
Elle ajoute ensuite que l’association sportive suivra les directives fixées par la ville de Besançon, qui accompagnera le club dans la mise en place du protocole sanitaire.

Pour Abdel Ghezali, adjoint aux animations sportives à la Ville de Besançon, les sorties à la piscine ne seront plus comme avant. « On réfléchit à comment accueillir le public, avec peut-être un parcours et des plages horaires. »

Malgré de lourdes conséquences économiques, l’élu tient à rappeler que le coût du ticket d’entrée « ne sera pas plus cher qu’avant ».
 

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