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Ligue contre le cancer de Besançon : “en changeant notre mode de vie, on peut améliorer notre santé” !

En France, un homme sur deux, et une femme sur trois, se verront diagnostiquer un cancer avant l’âge de 85 ans. / © MAXPPP / Yves Salvat
En France, un homme sur deux, et une femme sur trois, se verront diagnostiquer un cancer avant l’âge de 85 ans. / © MAXPPP / Yves Salvat

La ligue contre le cancer a tenu son 21ème congrès de la recherche à Besançon. Trois questions à Jean-François Bosset. Président du comité du Doubs de la ligue, professeur émerite, il a exercé comme médecin cancérologue pendant plus de 40 ans.

Par Raoul Advocat

Quels conseils donner pour prévenir l’apparition de cancers ?

La sédentarité nous tue ! Une étude menée par des infirmières, aux Etats-Unis, a prouvé que les femmes qui faisaient du sport avaient un risque de cancer inférieur de 40 % à celles qui n'en faisaient pas. Le traitement du cancer est aussi beaucoup plus efficace.

En changeant notre mode de vie, on peut changer notre santé. Il faut arrêter de fumer, faire de l’exercice et du sport, se soumettre aux dépistages qui existent pour un certain nombre de cancers.

Le nombre de cancers est-il est hausse ?

Il augmente un petit peu. Parce que la population augmente et veillit. Mais ce qui pose vraiment problème, c’est l’augmentation de certains types de cancer, comme celui du pancréas. On aimerait bien comprendre si c’est lié à notre environnement, à notre façon de manger, à nos comportements.

Vous avez été cancérologue pendant une quarantaine d’années. Qu’est ce qui a changé dans la prise en charge de cette maladie ?

Au départ, on avait le cancérologue « je sais tout », qui décidait de tout. Les plans anti-cancer ont introduit la pluridisciplinarité. Les dossiers des patients sont analysés dans des réunions avec des cancérologues, bien sûr, et aussi des chirurgiens, des gastro-entérologues, des gens qui travaillent aux laboratoires, des nutritionnistes. Pour moi le « vieux », c’est la garantie que la prise en charge va être de qualité. Et c’est un enseignement extraordinaire pour les plus jeunes.

Le changement vient aussi des patients. Aujourd’hui, on sait parler du cancer. Les patients l’acceptent et le comprennent, ils collaborent aux soins.

A la ligue contre le cancer, la baisse des dons se fait ressentir. En 2018, près de 5 millions d’euros en moins. Des programmes de recherches sont-ils menacés ?

Dans le Doubs, nous n’avons pas constaté de baisse. Sans doute parce que nous avons une collecte « archaïque », en porte-à-porte ! On a 700 bénévoles qui vont à la rencontre des habitants dans 170 villages autour de Besançon et de Pontarlier. Le nombre de donateurs baisse un peu, mais le montant moyen des dons augment.

Il est vrai que le volume des dons est en baisse en France. Mais je reste optimiste, car les gens sont très généreux. Ils sont très soucieux des progrès de la recherche contre le cancer. Nous devons donc veiller à bien leur transmettre les raisons de notre action.
 
Congrès de la recherche contre le cancer à Besançon : "la sédentarité nous tue" !
Questions à Jean-François Bosset, président du comité du Doubs de la ligue contre le cancer. Propos recueillis par R. Advocat et F. Le Moing.



 

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