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Meurtre de Razia à Besançon : son mari principal suspect a accepté l'extradition vers la France

Le mari de la femme poignardée en pleine rue mardi après-midi à Besançon était le suspect numéro 1 de l'enquête. / © Jean-Louis Saintain/France 3 Franche-Comté
Le mari de la femme poignardée en pleine rue mardi après-midi à Besançon était le suspect numéro 1 de l'enquête. / © Jean-Louis Saintain/France 3 Franche-Comté

Le mari de la jeune femme afghane poignardée en pleine rue mardi 30 octobre à Besançon a fait savoir depuis la Grèce où il a été interpellé qu'il acceptait une extradition vers la France. 

Par Sophie Courageot

Rafid Askari, afghan de 38 ans sera donc extradé vers la France. L'homme faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen. "Cela ira plus vite au niveau procédure puisqu'il accepte l'extradition" confirme Etienne Manteaux, Procureur de la République de Besançon. Cette phase pourrait se dérouler en moins d'un mois. Le mari de Razia sera présenté au juge d'instruction en charge du dossier avant d'être placé en détention. "Nous disposons d'indices forts pour démontrer sa culpabilité, dans la mesure où il a, par des messages, déjà admis qu'il était l'auteur des faits", avait expliqué le procureur lendemain de son arrestation.
  

Trois jours après la mort de Razia, son mari avait été interpellé en fuite à l'aéroport d'Athènes. L'homme qui n'avait pas le droit d'approcher son épouse est le principal suspect. Il a été vu sur les caméras de surveillance dans le quartier du Rosemont, quelques minutes avant que Razia, mère de trois enfants soit poignardée à mort. La jeune mère de famille avait déposé 7 plaintes à Besançon et Marseille pour violences volontaires sur conjoint, violences aggravées et menaces de mort réitérées. 

Les coups portés à Razia ont entraîné sa mort par rupture de l'aorte. Elle laisse trois enfants de 9, 12 et 16 ans.

L'association Solidarités femmes estime que la parole de Razia n'a pas été suffisamment entendue par la justice et la police. L'association a repris point par point toutes les démarches entamées par la jeune femme pour alerter sur sa situation de femme victime de violences conjugales. 
 
Razia a été tuée en pleine rue à Besançon, poignardée à mort. Son mari a avoué les faits. / © DR
Razia a été tuée en pleine rue à Besançon, poignardée à mort. Son mari a avoué les faits. / © DR

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