Projet d'extension de la station des Rousses : première bataille judiciaire à Besançon entre écologistes et financeurs

Les écologistes ont déposé deux recours contre le projet d'extension de la station de ski. / © PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP
Les écologistes ont déposé deux recours contre le projet d'extension de la station de ski. / © PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

L'association France nature environnement cherche à empêcher les travaux de modernisation du domaine skiable du Haut-Jura. Le dossier a été examiné pour la première fois ce mardi 1er octobre 2019 par le juge administratif. 

Par Adrien Gavazzi

Le projet de modernisation de la station des Rousses, dans le Haut-Jura, est-il menacé ? Les deux recours déposés par l'association France nature environnement (FNE) devant le tribunal administratif de Besançon ralentissent considérablement la mise en oeuvre du chantier.
 


Si le premier recours, un référé suspensif, a finalement été rejeté ce mardi 1er octobre 2019, le second recours, qui concerne le fond du dossier, court toujours. Au risque de décourager les financeurs.

Le président du syndicat mixte de développement touristique de la station des Rousses a quant à lui assuré que les travaux ne seraient pas engagés tant que les deux recours ne seront pas purgés. 


En quoi consiste le projet ?


Le projet prévoit un investissement de plus de 10 millions d'euros afin notamment d'installer un nouveau télésiège débrayable et de nouveaux bâtiments d'accueil pour mieux exploiter le côté suisse de la station jurassienne. De nouvelles pistes sont également prévues ainsi qu'une modification du front de neige des Jouvencelles.


Deux visions du monde opposées


Réunis pour la première fois au tribunal administratif de Besançon ce mardi 1er octobre 2019, les promoteurs du projet et ses opposants développent deux visions du monde radicalement différentes.

Les premiers, soutenus par le préfet du Jura, insistent sur l'enjeu économique. Avec de gros arguments à l'appui : 2000 emplois induits, 30 millions d'euros de retombées économiques, un partenariat vital avec les Suisses du domaine de la Dôle.

Les seconds, qui bénéficient de l'appui du Conseil national de la protection de la nature, ne sont pas en reste : est-il légitime d'injecter autant d'argent dans un domaine destiné à mourir à court terme, réchauffement climatique oblige ? La neige, on le sait, aura disparu d'ici quelques années en moyenne montagne. Et quid de la cinquantaine d'espèces protégées recensées dans le secteur des Rousses ? 

Ces deux visions sont développées dans ce reportage de Stéphanie Bourgeot et Florence Petit : 
 

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