Rassemblement à Besançon pour le droit à l'avortement

Publié le Mis à jour le
Écrit par Florence Cicolella
L'héritage de la loi Veil en question.
L'héritage de la loi Veil en question. © Florence Cicolella

À la veille de la journée internationale du droit à l'avortement et d'une grande manifestation à Bruxelles, Bisontins et Bisontines ont tenu à rappeler l'état de la situation en France en s'installant place du Huit Septembre à Besançon. Paroles de militants et citoyens. 

Ils étaient environ soixante-dix femmes et hommes devant l'Hôtel de Ville ce mercredi 27 septembre à l'appel de plusieurs associations, mouvements féministes et partis politiques. L'idée était bien de rappeler que, si le recours à l'IVG est un droit en France depuis la Loi Weil de 1974, il n'est pas acquis pour toujours. Des pancartes et affiches rappelaient les difficultés éprouvées par certaines femmes en 2017 devant les centres d'IVG qui ferment faute de moyens, les médecins qui brandissent "la clause de conscience" ou encore des listes d'attente tellement longues qu'elles font dépasser les délais de grossesse acceptables par la loi. Pire, des femmes sont obligées de se faire avorter à l'étranger. Comme il y a quarante ans. 

Les manifestants réclament par ailleurs un droit à l'avortement égalitaire dans toute l'Europe. Selon les Etats, les règles et les restrictions sont en effet différentes. La foule ainsi réunie rêvait d'un alignement sur les pays les plus progressistes. 

Des centres d'IVG ferment en France parce que ce n'est pas une priorité pour nos gouvernements. Il ne faudrait pas oublier qu'il s'agit d'un droit. Il faut faire en sorte que les femmes puissent simplement l'exercer.

On s'est adressées avec notre exposition à tous les étudiants. Mais beaucoup ne se sentent pas concernés, y compris des filles ! C'est terriblement effrayant ! Elles pensent que c'est acquis, pourtant ce droit est fragile face à la montée des conservateurs et des extrêmes. Il pourrait finir vite...

Même dans le cadre légal et médical, il y a aujourd'hui des leçons de morale. Une de mes amies de 20 ans qui posait des questions sur l'intervention, s'est vu asséner "fallait y réfléchir avant !" Le sujet est encore trop tabou. Il ne devrait plus l'être.

Il y a en France aujourd'hui des avortements clandestins, souvent parce que les délais ont été dépassés. Il y en a chez les prostituées. Je ne pense pas qu'on puisse jamais parler "d'IVG de confort".

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