VIDEO. Eloge du silence... quand les jeunes chefs d'orchestre se concentrent avant un concours international !

La Japonaise Nodoka Okisawa a remporté le 56e concours international de chef d'orchestre de Besançon. / © Sébastien BOZON / AFP
La Japonaise Nodoka Okisawa a remporté le 56e concours international de chef d'orchestre de Besançon. / © Sébastien BOZON / AFP

Le festival international de musique de Besançon Franche-Comté accueillait début septembre le prestigieux concours international de chefs d'orchestre. Notre caméra s'est glissée discrètement dans les coulisses. Quand la concentration est à son maximum ! Regardez. 

Par Sophie Courageot

Que se passe-t-il avant que les notes de musique ne retentissent ? Tous les deux ans le concours de jeunes chefs d'orchestre de Besançon accueille des candidats du monde entier. Dans une petite salle au sous-sol du Kursaal, ils attendent leur passage. Une pièce au calme dans laquelle ils doivent se trouver 40 minutes au moins avant leur passage devant l'orchestre et le jury. Les bénévoles sont aux petits soins. L'atmosphère est calme, concentrée. Le temps s'arrête. On relit ici sa partition, on fait quelques gestes d'échauffement pour se concentrer, se préparer... avant de monter le petit escalier qui emmène vers la salle où le futur chef d'orchestre devra manier l'orchestre au regard et à la baguette.

Jean-Michel Bohé notre caméraman a eu la chance de passer ces moments-là en compagnie des candidats. Il nous livre des images inédites... une éloge de la lenteur et du silence, un prélude étonnant avant le déferlement des notes et des instruments.


Nodoka Okisawa, Japon

Elle est arrivée toute discrète le premier jour de compétition, logeant seule dans un Air BnB du centre-ville. Très fermée et concentrée dans la salle d’attente du concours, elle s’est révélée à chaque étape, gagnant le cœur du public, des orchestres puis du Jury. Nodoka Okisawa est la première femme à remporter le concours depuis 1993. Une victoire qui aura attiré à Besançon la presse nippone.
Eloge du silence... Nodoka Okisawa
Images : Jean-Michel Bohé / Montage : Emmanuel Dubuis


Haoran Li, Chine

S’il est chinois, c’est bien en Allemagne que le futur finaliste de l’épreuve se sera forgé une grande connaissance de la direction d’orchestre. Certains ont longtemps pensé qu’il gagnerait le concours, faisant preuve d’un grand professionnalisme et d’une remarquable gestuelle. 
Eloge du silence... Haoran Li
Images : Jean-Michel Bohé / Montage : Emmanuel Dubuis
 

Victor Jacob, France

Déjà présent en 2017, ce parisien avait à l’époque atteint la demi-finale, « chutant » lors de la terrible épreuve de l’Opéra. Avec deux années d’expérience en plus, il a brillamment passé les tours en dégageant sérénité, musicologie et complicité avec l’orchestre. Échouant en finale, il est le premier lauréat à se voir remettre un « prix spécial du Jury ».
Eloge du silence... Victor Jacob
Images : Jean-Michel Bohé / Montage : Emmanuel Dubuis


Jonathan Mann, Royaume-Uni

Ce Britannique de 33 ans a travaillé en Europe avec de nombreux orchestres de jeunes. Il faisait partie des 20 candidats qualifiés, mais n'a pas passé le cap du premier tour. 
Eloge du silence... Jonathan Mann
Images : Jean-Michel Bohé / Montage : Emmanuel Dubuis


Laurent Comte, France 

Le natif de Pontarlier aura tordu le cou au proverbe qui annonce que nul est prophète en son pays. En atteignant la demi-finale à seulement 26 ans, ce saxophoniste de formation donne raison à Jean-François Verdier, le chef de l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté, qui a décidé de lui confier certaines directions dans l’avenir. Laurent, passionné de sport, a longtemps fait du football. Il était gardien de but. Il aura abordé ce concours comme une vraie coupe du monde !
Eloge du silence... Laurent Comte
Images : Jean-Michel Bohé / Montage : Emmanuel Dubuis

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