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Ce que l'on sait de la salariée de Pole Emploi Pontarlier soupçonnée d'avoir détourné 260.000 euros

Une femme travaillant à Pole Emploi à Pontarlier est soupçonnée d'avoir détourné la somme de 260.000 euros. / © PASCAL GUYOT / AFP
Une femme travaillant à Pole Emploi à Pontarlier est soupçonnée d'avoir détourné la somme de 260.000 euros. / © PASCAL GUYOT / AFP

Une référente de l'agence Pôle Emploi de Pontarlier dans le Haut-Doubs est poursuivie par la justice pour avoir détourné 260.000 euros d'allocations chômage indûment versées. La femme sera jugée en décembre pour recel avec sept autres personnes impliquées dans l'affaire. 

Par S.C avec AFP

Qui est la salariée concernée ? 

La salariée poursuivie par la justice travaille à Pole emploi Pontarlier comme référente de la lutte contre la fraude au sein de l'entreprise.



Comment l'enquête a mise au jour ce détournement de fonds ?

Le parquet de Besançon a expliqué que c'est lors d'un arrêt de travail de cet agent en charge de la lutte contre la fraude de Pontarlier que la direction de Pôle Emploi a constaté une situation anormale relative à des comptes d'allocataires.



Comment le détournement de fonds s'est-il opéré ? 

Quatre dossiers sont apparus suspects : ils concernaient des salariés apparaissant comme ayant travaillé en Suisse, ce qui, après vérification, n'était pas le cas.

Selon l'Est Républicain qui a révélé l'affaire, des personnes touchaient des indemnités trop importantes ou bénéficiaient d’un droit au chômage alors qu’elles ne pouvaient plus y prétendre. 

Interpellée début juillet, la quadragénaire a reconnu trois faits supplémentaires. Elle aurait perçu au final un tiers de la somme de 260.000 euros d'allocations chômage indûment versées à des personnes de son entourage. Etienne Manteaux, procureur de la République explique que la femme de 40 ans avait ouvert de faux dossiers à des noms de proches, dont certains habitaient dans les Hauts-de-France. "La femme a reconnu avoir agi par altruisme pour ces proches et par appât du gain" indique-t-il. 

"L'enquête du commissariat de police de Pontarlier a permis de mettre au jour cette escroquerie organisée qui permettait aux sept mis en cause d'acheter des véhicules neufs et de régler les factures dans de nombreux restaurants", a poursuivi le parquet de Besançon en charge de l'affaire.


Que risque cette salariée de Pole Emploi ? 


L'auteure présumée de la fraude encourt une peine maximale de sept ans de prison et 750.000 euros d'amende en raison du caractère professionnel de sa fonction. La femme sera jugée, avec les autres protagonistes de cette affaire, en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Elle est convoquée début décembre 2019 devant le tribunal correctionnel de Besançon.

 

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