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FC Sochaux-Montbéliard : des premiers retours “positifs” pour les tribunes debout

Photo d'archive. / © SEBASTIEN BOZON / AFP
Photo d'archive. / © SEBASTIEN BOZON / AFP

Interdites depuis la catastrophe du stade de Furiani en 1992, les "tribunes debout" sont de nouveau expérimentées dans plusieurs stades français depuis le début de la saison. Les députés de la majoprité en avaient fait la demande pour mettre en avant l'attractivité de ce sport.

Par MD avec AFP

L'expérimentation de "tribunes debout", menée dans quatre stades de Ligue 1 et Ligue 2 dont le FCSM depuis le début de la saison, a conduit à des premiers retours "positifs", a affirmé le chef de la Division nationale de la lutte contre le hooliganisme (DNLH), Antoine Mordacq, ce mardi 29 janvier.

Dans les faits, les supporters se tiennent debout, malgré les sièges, dans les tribunes où ils sont les plus actifs. "On n'a pas relevé d'incidents notables et des retours positifs de la part des groupes de supporteurs", a déclaré le chef de l'instance qui tenait son séminaire annuel à Clairefontaine.
 

Le ministère des Sports a annoncé en juillet que des "tribunes debout" allaient être mises en place à Amiens et Saint-Etienne ainsi qu'à Sochaux et Lens pour répondre à une revendication de certains clubs de supporteurs. Celles-ci étaient interdites depuis la catastrophe du stade de Furiani à Bastia en 1992, où l'effondrement d'une tribune a causé la mort de 18 personnes.

 

Verdict à la fin de la saison


"D'autres clubs ont déposé des dossiers (pour cette saison). Ca relève de la compétence de l'instance nationale du supportérisme (INS) qui valide ou non avec la préfecture territorialement compétente la possibilité de procéder aux travaux et de mettre en oeuvre ces tribunes de façon provisoire", a continué Antoine Mordacq.

"A la fin de la saison, il y aura une sorte de bilan qui sera fait sur le fonctionnement des « tribunes debout sécurisées » pour voir si on peut faire évoluer la réglementation, car aujourd'hui les places doivent être assises dans les stades, a-t-il conclu. On avisera à ce moment-là s'il est opportun ou pas de confirmer cette expérimentation dans la réglementation française".
 

Présent au séminaire pour représenter le gouvernement, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a évoqué de son côté une expérimentation qui "semble plutôt porter ses fruits", sans s'étendre davantage.

Des députés de la majorité avaient saisi la ministre des Sports en janvier 2018 pour obtenir cette expérimentation. Au-delà de l’ambiance dans les stades, ils mettaient en avant l’attractivité du football français dans une perspective de valorisation des droits télévisuels.

 

Développer les référents supporters


Dans un communiqué du 3 janvier, la LFP a également fait par de son souhait de développer le rôle des référents supporters. Ces derniers sont chargés d'assurer le dialogue entre les supporters, les clubs, les instances et les pouvoirs publics.
 

Trois sessions de formation ont été organisées jusqu’ici, réunissant 24 référents supporters au total pour la Ligue 1 et la Ligue 2. La LFP précise qu'elle "s’assurera de la présence du restant des référents supporters lors des prochaines sessions de formation organisées par l’INS."

Un support de formation a été validé par l’ensemble des membres du groupe de travail, il visera à "développer ce rôle de référent supporters dans l’ensemble des clubs."

 

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