Les centres de loisirs de Franche-Comté dans l’incertitude pour cet été

A l’approche de l’été, les centres aérés et colonies de vacances connaissent de nombreuses interrogations quant au maintien de leurs camps d’été et autres activités estivales.

Forte inquiétude ressentie dans les centres aérés pour cet été.
Forte inquiétude ressentie dans les centres aérés pour cet été. © Patrice Magnien maxPPP
Alors que de nombreux enfants rentrent à nouveau dans leur salle de classe, les centres de loisirs ne sont pas sûrs de pouvoir proposer leurs activités pour la saison estivale. « On attend que ça bouge » lance Olivier Perret, directeur du Chalet des Campènes, qui souhaite avoir des réponses du gouvernement à la fin du mois de mai.

« Nous devions recevoir des groupes scolaires en mai et en juin, mais tout est annulé. » Pour l’association organisatrice de camps de vacances qui a déjà perdu 150 000 euros de chiffre d’affaires, il ne reste plus qu’à espérer de pouvoir retravailler dès le mois de juillet.


L'anticipation comme meilleure solution


Difficile de se préparer à l’imprévisible. A l’association du Centre de Loisirs du Barboux à Besançon, plusieurs scénarios sont imaginés. « On réfléchit à différentes solutions selon les mesures prochainement annoncées par le gouvernement » explique Emeline Midol, directrice de l’association.

Le nombre d’enfants, les activités choisies et le matériel utilisé lors de la colonie de vacances au Barboux dépendra selon dépendra des restrictions imposées. « Nous faisons des pré-réservations pour le moment, mais au lieu d’accueillir 80 enfants, on pourra descendre à 20 seulement » envisage la responsable.
 

Pour les Francas de Haute-Saône, l’heure est aussi à la conception de différents scénarios. « Nous devons nous adapter très vite aux conditions définies par l’Etat » exprime Pierre-François Coulin, président de l’association regroupant les centres Francas de Haute-Saône et du Territoire de Belfort.

Certaines colonies et camps d’été, se déroulant avant le 15 juillet, ont déjà été annulés. Pour l’accueil en périscolaire, celui-ci reprend dès ce jeudi 14 mai dans les communes où les écoles rouvrent leurs portes.


Des questions qui restent en suspens
 

« On ne peut pas avoir la même discipline en colonie de vacances qu’à l’école » témoigne Olivier Perret. Il ajoute ensuite que « certaines restrictions ne peuvent être mises en place, sinon ce ne sont plus des vacances. »

Des activités prévues par le Chalet des Campènes seront difficiles à mettre en place dans le cas où certaines mesures sanitaires seraient prises. « On ne peut pas aller se baigner avec des masques. » Certaines activités comme le canyoning, faisant appel à un organisme extérieur, ne sont pas non plus certaines d’être programmées.
 
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Selon la directrice de l’association du Centre de Loisirs du Barboux, des normes sanitaires trop drastiques rendraient compliqué le maintien de certaines activités. « Si on ne peut pas faire de grands jeux ou que les enfants doivent ne toucher à rien, ce n’est pas intéressant. »

Des séjours sans doute un peu différents cet été ? Pour Pierre-François Coulin, "le protocole sanitaire rend difficile la mise en place des intentions pédagogiques qui sont celles des Francas".

Toutefois, les deux responsables s’accordent à dire que toutes les précautions sanitaires seront prises, au risque de devoir annuler les activités demandant trop de restrictions.


Les parents et le personnel s'interrogent aussi


Personnel comme parent, chacun s’interroge sur le bon respect des normes sanitaires. « C’est légitime de se poser des questions » reconnait Pierre-François Coulin, qui informe que les salariés des Francas de Haute-Sâone et du Territoire de Belfort ont reçu masques, gants, visières et gels hydroalcooliques.

Olivier Perret répond au quotidien à de nombreux appels de parents. « On me demande si les colos sont maintenues, mais nous ne pouvons rien leur assurer » explique-t-il.

Au Barboux, l’association vieille de plus de 80 ans espère que les familles reprendront confiance. « Au lieu de 90 inscrits en temps normal, nous n’en sommes qu’à 10 aujourd’hui » indique Emeline Midol, ajoutant que les parents attendent d’avoir plus d’informations quant à la tenue de ces colonies.
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