Montbéliard : 52 résidents de l'Ehpad Maison Joly ont été positifs à la Covid-19

Depuis le 6 novembre, cinquante-deux résidents sur les 80 accueillis et onze salariés de l'Ehpad Maison Joly de Montbéliard (Doubs) ont été contaminés par le coronavirus. Une "épidémie galopante" qui heureusement n'a pas provoqué de décès. 

Ehpad. Image d'illustration
Ehpad. Image d'illustration © Lionel Vadam Max PPP
C'est une véritable "gestion de crise" qui a été mise en place pour enrayer la propagation du virus. L'Ehpad qui dépend du Centre Hospitalier du Nord Franche-Comté, a pu compter sur du personnel venu en renfort de l'hôpital et sur l'expertise des personnels de santé pour faire face à cette épidémie. Des élèves infirmiers ont également participé à cet effort collectif. "C'est un gros investissement de toute l'équipe soignante" ont tenu à souligner les représentants de l'hôpital Nord Franche-Comté lors de la conférence de presse de ce 17 novembre au sein même de l'Ehpad Maison Joly. Onze salariés sur les 63 personnes qui travaillent dans cette maison de retraite, ont du s'arrêter de travailler en raison de la Covid-19. 

Imaginez le fonctionnement quotidien d'un Ehpad qui a eu jusqu'à dix nouveaux cas de Covid-19 par jour ! Hier, lundi 16 novembre, il n' y a eu que 4 nouveaux malades et aucun ce matin d'après les informations transmises par le Dr Arnaud LAMBOEUF, chef du pôle Gériatrie & Rééducation de l'Hôpital Nord Franche-Comté. Il semblerait que l'épidémie soit désormais maîtrisée. 
 

Quelle barrière a été rompue ? On s'est posé la question et on a rien trouvé

Dr Arnaud LAMBOEUF, chef du pôle Gériatrie & Rééducation

Le 6 novembre dernier, une résidente présente des symptômes de la Covid-19, elle est testée positive. Pour éviter que le coronavirus ne se propage dans l'établissement, il est décidé d'"extraire" la résidente de l'Ephad vers l'hôpital. "Mais cela n'a pas marché, admet Arnaud Lamboeuf. Le virus peut venir de nulle part et de partout".
Au même moment, l'hôpital procédait à une vaste campagne de dépistage auprès des soignants. C'était le retour des vacances de la  Toussaint, il fallait prévenir tout risque de cluster. Tout l'Ehpad Maison Joly est testé, d'où la proportion élevée de cas positifs car les personnes asymptomatiques sont prises en compte. 

Une bataille s'engage alors pour lutter contre cet ennemi invisible jusqu'à ce que les symptômes apparaissent, si ils apparaissent... Parmi les résidents, souvent dans des états de santé délicats et fragiles, il y a des malades asymptomatiques. 

"Pas de perte de chance"

Des patients qui ont eu la même prise en charge médicale que celle mise en place à l'hôpital. Aucun n'a eu besoin de bénéficier du plateau technique du centre hospitalier de Trévenans. "Il n'y a pas de perte de chance" insiste Pascal MATHIS, directeur général de l’HNFC. C'est à dire qu'un malade de l'Ehpad bénéficie de la même prise en charge que si il n'était pas résident d'un Ehpad. 

"Le bâtiment a une architecture favorable au virus"


Les visites extérieures ont bien sûr été suspendues, les familles ont été averties. "Des échanges par Skype sont toujours possibles". Pourquoi les gestes barrières n'ont-ils pas suffit à enrayer la propagation du virus ? "Nos résidents sont exposés de partout, explique Arnaud Lamboeuf. Ici, il n'y a pas beaucoup de chambre seule, le bâtiment a une architecture favorable au virus, les pièces sont exigues, les plafonds sont bas". 

Le plus dur semble derrière à l'Ehpad Maison Joly. "On va suivre l'évolution de l'épidémie" concluent les intervenants. Depuis quelques jours, les tests antigéniques sont utilisés pour tester résidents et personnels. Avantage considérable pour lutter contre la contagion, les résultats sont connus beaucoup plus rapidement. Un avantage certain dans la lutte contre le coronavirus. 
 
 
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