PSA Peugeot Citroën veut augmenter sa production de 2.5% en France

La 308, succès commercial de PSA Peugeot Citroën
La 308, succès commercial de PSA Peugeot Citroën

PSA Peugeot-Citroën vise une augmentation de sa production de 2,5% en France et de 5% en Europe d'ici à 2018, seule l'usine de Poissy ayant des prévisions de croissance négatives (-46%) dans l'Hexagone, a-t-on appris mercredi de source syndicale. Des prévisions favorables au site de Sochaux. 

Par AFP

Le constructeur automobile a présenté en comité paritaire stratégique les plans de charge prévisionnels de ses usines, en France et à l'étranger, dans le cadre de son Plan moyen terme (PMT) 2016-2018.
Selon ses estimations, PSA espère produire 1,017 million de véhicules en France en 2018, contre 992.000 visés en 2015.

En Europe, les objectifs de croissance sont estimés à 4,98% sur trois ans. De 1,844 million de véhicules produits en 2015, le constructeur entend passer à 1,936 million en 2018.
Les usines de Vigo (Espagne) et Mangualde (Portugal) augmenteraient légèrement leur production. Celle de Trnava (Slovaquie) passerait à 360.000 véhicules produits en 2018, contre 251.000 en 2014.

Dans l'Hexagone, PSA prévoit de réduire la voilure dans l'usine de Poissy (Yvelines), quasiment de moitié. La production passerait de 235.000
véhicules sortis d'usine en 2016 à 120.000, ou 130.000, en 2018.

"Le Groupe confirme son engagement industriel dans la durée sur le site de Poissy" qui "s'est vu récemment attribuer (...) un véhicule dédié du segment B premium" a réagi auprès de l'AFP un porte-parole du groupe.
Le lancement du nouveau modèle est prévu pour 2018.

Les syndicats interpellent depuis plusieurs mois la direction sur l'avenir de cette usine, tout comme celle de Rennes. Le site breton devrait augmenter sa production, jusqu'à 95.000 véhicules en 2017 (82.000 l'année suivante), contre 68.000 prévus en 2015.

Les plans de charges sont aussi favorables aux usines de Sochaux et Sevelnord. Mulhouse verrait sa production se stabiliser puis augmenter en 2018.
Le constructeur s'était engagé à maintenir l'activité de l'ensemble de ses usines françaises jusqu'en 2016, avec l'objectif de produire un million de véhicules à cette date, dans le cadre de l'accord de compétitivité "Nouveau Contrat Social" signé en 2014 par quatre syndicats (FO, CFE-CGC, GSEA, CFTC).

"Les ambitions du plan moyen terme permettent de tabler sur une compétitivité accrue et un niveau de production maintenu à hauteur d'un million de véhicules en France à cet horizon", a commenté le porte-parole.


Pour un syndicaliste interrogé, la direction inscrit sa "logique industrielle dans la continuité du précédent plan", avec une stabilisation des volumes qui est
"rassurante", surtout après les "années noires" dont sort à peine le constructeur.

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