La réponse du rectorat au préavis de grève des examinateurs du Bac français

En réponse au préavis de grève déposé par l'ntersyndicale pour le 23 juin, premier jour des épreuves orales du Bac français, Le recteur d’académie Jean-François Chanet précise que dans l’académie de Besançon, les enseignants auront en moyenne à corriger 8 à 10 copies par jour à corriger.

Par Isabelle Brunnarius

L'intersyndicale a déposé un préavis de grève car elle estime que les enseignants ne sont pas assez pour corriger les examens écrits et faire passer les oraux. Leur charge de travail est, selon eux, supérieure aux normes fixées par les instances professionnelles : pas plus de 10 copies par jour à corriger et pas plus de 11 candidats par jour d’interrogation.
Ce matin, le rectorat vient de publier un communiqué demandant à l'intersyndicale et aux enseignants de prendre en compte ces éléments avant de faire grève. Voici un extrait de ce communiqué. 

"Il importe de rappeler que le ministère n’a pas répondu favorablement à ces revendications et qu’elles ne sont pas satisfaites dans nombre d’académies. Or aujourd’hui, dans l’académie de Besançon, les enseignants concernés auront en moyenne à corriger 8 copies par jour, 10 pour les commissions les plus chargées, ces derniers correcteurs ayant vu leur charge d’interrogation orale allégée. Ce chiffre de 8 copies par jour ouvrable répond donc aux revendications des organisations syndicales avec les allongements déjà obtenus : 
allongement de 3 jours du délai de correction : remise des copies plus tôt (le 16 juin au soir au lieu du 19 juin midi, soit 7,5 jours ouvrés) et saisie des notes plus tard (soit le 5 juillet 12 h au lieu du 3 juillet 12 h) ;
- demande aux chefs d’établissement d’alléger les charges de surveillances des
professeurs mobilisés pour leur permettre de travailler sur les descriptifs ;
- dispense de cours en collège lorsque le professeur mobilisé a un service partagé
collège-lycée.  Le rectorat propose en outre de décharger le service des professeurs de lettres mobilisés en limitant le nombre de jours d’interrogations orales.

Quant au nombre de candidats à interroger à l’oral par jour, le ministère a répondu aux revendications syndicales qu’il « dépend du rapport entre le nombre de candidats et le nombre de correcteurs, mais également du nombre de jours d’épreuves orales et de la date de remontée des notes. Il appartient aux corps d’inspection et à la division examens et concours du rectorat de déterminer annuellement ce nombre, au regard des contraintes locales et du vivier académique d’enseignants. »

C’est très exactement ce qui a été fait dans l’académie de Besançon, où il n’y aura aucune commission à 5 jours d’interrogation. Par conséquent, la situation de l’académie est tout à fait comparable, voire plus favorable, à celle d’autres académies."

L'intersyndicale (Snes, FO, CGt, Sud Education, Sgen et Snalc) n'est pas satisfaite de cette réponse. Selon les syndicats enseignants, "le commniqué du rectorat fait référence à un monde idéal vu de ses bureaux mais qui ne correspond pas à ce que vivent sur le terrain les enseignants. En fait le calcul de 8 à 10 copies par jour se fait sur un nombre de jours qui n'est pas réel. Les collègues n'ont pas que les copies à corriger. Les temps de surveillance des examens, les réunions pour préparer la rentrée diminuent le temps réél pour corriger les copies" précise le Snes. Le représentant du Snalc précise que "l'allégement des surveillances des examens ne concerne qu'une demie journée et il ne s'agit que d'une demande du rectorat aux chefs d'établissement et non d'une obligation". 

En ce qui concerne l'organisation des oraux, l'intersyndicale rappelle que "l'allégement indiqué par le rectorat ne concerne que 19 collègues sur 144 enseignants. Ces collègues qui avaient entre 65 et 70 candidats à écouter et noter vont être allégés d'une journée. Mais, poursuit le Snes, les 125 autres collègues devraient avoir jusqu'à 15 candidats par jour. Jusqu'à présent, cette amélioration est insuffisante". 

L'intersyndicale insiste sur l'inégalité de traitement pour les lycéens. Passer son oral le 23 juin à 8 heures n'a rien à voir avec le fait de le passer le 27 juin à 17h30.. Le préavis de grève est pour l'instant maintenu. 

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