Toussaint : vous êtes plutôt chrysanthèmes ou bruyères ?

© France 3 Franche-Comté : Philippe Arbez
© France 3 Franche-Comté : Philippe Arbez

A l'approche de la Toussaint, le chrysanthème montre ses pétales sur les étals des fleuristes et pépiniéristes. Et même si la grosse fleur perd un peu de son prestige sur les tombes, elle demeure la référence funéraire. de plus en plus associée à d'autres compositions multiflorales.

Par Sophie Courageot

D'ici au 2 novembre traditionnel jour des morts au lendemain de la Toussaint, vous serez nombreux à aller déposer une fleur sur les tombes de vos proches. Chez les horticulteurs et pépinièristes, les plantations sont en train d'éclore. Cette année la tendance semble être plutôt au chrysanthème à petites fleurs. Dans notre région où le gel peut arriver très vite, les horticulteurs réalisent aussi des compositions florales qui pourront durer malgré le froid. La bruyère de plus en plus colorée y a sa place. Chez l'horticulteur Duboz à Besançon, la Toussaint c'est 30% du chiffre d'affaires.

Chrysanthèmes ou bruyères pour la Toussaint ?
Les pépinièristes se préparent à quelques jours de la Toussaint. Le chrysanthème reste roi mais est désormais accompagné dans des compositions florales. Avec Jean-Valéry Duboz, pépiniériste. Reportage M.Villirillo et P.Arbez.


Connaissez-vous la petite histoire du chrysanthème ? 


La fleur est présente sur les tombes françaises depuis  le milieu du XIXe siècle. Les fleurs viennent alors remplacer les traditionnelles bougies.  La tradition du chrysanthème s'est répandue en France comme en Belgique à l’Armistice de 1918.  Le 11 novembre 1919, un an après cet anniversaire Clemenceau aurait appelé les Français à fleurir les tombes des soldats tombés avec ces fleurs. Le chrysanthème jaune en Orient symbolise longévité et immortalité. Chaque année en France, il se vend plus de 20 millions de pots de chrysanthèmes. 

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