Cet article date de plus de 4 ans

Election présidentielle 2017 : un second tour sous haute surveillance policière

Des dizaines de milliers de policiers et de gendarmes sont mobilisés pour le second tour de la présidentielle qui a lieu dimanche 7 mai 2017. Outre les bureaux de vote, les rassemblements organisés après la proclamation des résultats seront sous haute surveillance.
Le second tour de la présidentielle se déroulera sous "des conditions de sécurité maximales", indique le ministère de l'Intérieur.
Dimanche, en métropole, les 66 546 bureaux de vote ouvriront à 8h00 et fermeront à 19h00 (à 20h00 dans certaines grandes villes).

"Comme lors du premier tour de scrutin, plus de 50 000 policiers et gendarmes seront engagés dimanche, aux côtés des militaires de l'opération Sentinelle et des polices municipales, pour assurer la sécurité aux abords des bureaux de vote et pour intervenir immédiatement en cas d'incident", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

À l'intérieur et aux abords immédiats du bureau, "le président du bureau de vote a seul la police de l'assemblée" et "nulle force armée ne peut sans son autorisation être présente", rappelle le ministère.

La crainte de manifestations

Les célébrations organisées après les résultats seront également placées sous haute surveillance. L'équipe d'Emmanuel Macron a déjà annoncé qu'en cas de victoire, le candidat d'En Marche célébrera son succès sur l'esplanade du Louvre. En revanche, les lieux où Marine Le Pen pourrait fêter sa victoire n'ont pas été divulgués.

Comme lors du premier tour, une cellule de suivi sera mise en place dans les locaux du ministère de l'Intérieur, place Beauvau, "de manière à adapter en permanence les dispositifs de sécurité et prévenir et contenir les éventuels troubles à l'ordre public qui pourraient survenir".

Quel que soit le résultat de dimanche soir, les autorités et les forces de l'ordre ne font pas mystère de leurs craintes de possibles violences, en particulier venant de groupuscules liées à l'ultragauche.

"Nous pouvons craindre des mouvements violents de mécontentement de militants", estime le syndicat Alternative Police (minoritaire), qui appelle "les policiers à la plus grande prudence et à la plus grande vigilance afin de ne pas s'exposer plus que nécessaire".

Le soir du premier tour du scrutin, une manifestation de plusieurs centaines de jeunes "antifascistes" à Paris, contre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, avait été émaillée d'échauffourées avec la police. Six policiers et trois manifestants avaient été légèrement blessés et 143 personnes avaient été interpellées.

D'autres rassemblements ont eu lieu à travers la France notamment le 27 avril dernier à  Lyon, Rennes, Nantes, Toulouse, etc. Parfois comme à Dijon, quelques incidents ont éclaté entre les manifestants et les forces de l'ordre.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
élection présidentielle politique élections sécurité société