Demande de libération conditionnelle : l'appel de Jean-Claude Romand sera jugé à Bourges le 3 avril

Jean-Claude Romand avait tué sa femme, ses deux enfants, ses parents en 1993 / © Philippe DESMAZES / AFP
Jean-Claude Romand avait tué sa femme, ses deux enfants, ses parents en 1993 / © Philippe DESMAZES / AFP

La demande de libération conditionnelle de Jean-Claude Romand, le faux médecin du Jura qui avait tué cinq membres de sa famille en 1993, sera jugée le 3 avril en appel à Bourges, a indiqué jeudi la cour d'appel de Bourges.
 

Par France 3 Franche-Comté avec AFP

Cette audience se tiendra à huis clos dans l'enceinte du tribunal a précisé un magistrat. La décision sera rendue ultérieurement.

Pendant plus de 15 ans, le faux "docteur Romand", aujourd'hui âgé de 64 ans, avait menti à son entourage, se faisant passer pour un médecin travaillant pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), avant d'assassiner son épouse, ses deux enfants et ses parents au moment où ces derniers allaient découvrir la vérité.
 
Condamné à la perpétuité en 1996, il est libérable depuis 2015, après une période de sûreté de 22 ans. Le tribunal d'application des peines de Châteauroux avait rejeté sa demande de libération conditionnelle le 8 février dernier.

Il avait considéré qu'"en dépit de son parcours d'exécution de peine satisfaisant, les éléments du projet présenté et de sa personnalité ne [permettaient] pas, en l'état, d'assurer un juste équilibre entre le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et de la réinsertion du condamné".

La libération conditionnelle est une mesure d'aménagement de peine visant à la réinsertion et à la prévention de la récidive.
 
Jean-Claude Romand, sa femme et les enfants. / © BEP-Le Progrès - maxPPP
Jean-Claude Romand, sa femme et les enfants. / © BEP-Le Progrès - maxPPP

Lors de la première demande, le ministère public avait demandé le rejet de la requête. Me Laure Moureu, qui représente les deux frères de Florence Romand, l'épouse assassinée, avait elle aussi estimé "prématurée" l'hypothèse d'une libération. Me Abad s'était montré "confiant", insistant sur le "projet très bien ficelé et très sérieux" de Romand. Les parties civiles avaient de leur coté émis dans la presse des réserves sur une éventuelle localisation du condamné.
La libération conditionnelle est une mesure d'aménagement de peine visant à la réinsertion et à la prévention de la récidive. Tout détenu a le droit de la solliciter dès qu'il a effectué une peine dite "de sûreté". 
  

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