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Faire revivre les langues régionales : le défi d’un jeune Franc-comtois

Photomontage France 3 Franche-Comté à Levier.
Photomontage France 3 Franche-Comté à Levier.

Un jeune musicien franc-comtois veut faire revivre nos langues régionales oubliées. Il s'appelle Billy Fumey, il a 26 ans et vient de lancer un institut de promotion des langues régionales de Franche-Comté.

Par P.S.

Comment dit-on Pontarlier en langue régionale ?  Pontali. Levier ? L'vi. Et Villeneuve d'Amont ? Veloneuvo.

Billy Fumey, musicien de 26 ans, rêve de voir fleurir des panneaux traduits un peu partout en Franche-Comté. Pour cela, il vient de créer un institut de promotion des langues régionales
Faire revivre les langues régionales : le défi d’un jeune franc-comtois
Intervenants : Billy Fumey, Directeur de l'Institut de Promotion des Langues Régionales de Franche-Comté // Rémy Bôle-Richard, Linguiste. Reportage : Lucie Thiery, Robin Droulez

360 noms de communes bilingues

« A l'heure actuelle l'institut a retrouvé plus de 360 noms de communes bilingues en Franche-Comté » , précise-t-il. « Autant sur le Franc-comtois que sur l’Arpitan. Avec des zones qui ont plus ou moins été étudiées, notamment au XIXe siècle, c’est le cas du  territoire de Belfort. »

Si des régions comme la Bretagne l'ont développé dès les années 80, la signalisation routière reste réglementée et décidée par le gestionnaire des routes : le département, l'état ou la commune.

Traduire coûte que coûte

Rien qui ne pourra dissuader Billy dans son projet : rendre visible ces langues oubliées dans notre quotidien. « La traduction de brochure, de menus de restaurants, la traduction d’affiches, c’est la réintroduction progressive des langues régionales dans l’espace public », estime le jeune homme.

Sur le plan linguistique, la Franche-Comté se divise en deux. Au nord on parle le Franc-comtois, au sud, l'Arpitan (aussi appelé « francoprovençal »).  Une langue présente jusqu'en Savoie, en Suisse et en Italie, mais qui tend aujourd'hui à disparaître.

L'école responsable

« Je pense que la principale cause c’est l’école. L’école publique obligatoire, gratuite, l’école de Jules Ferry », estime le linguiste Rémy Bôle-Richard. « A partir du moment où tous les enfants sont allés à l’école on les a obligés à parler français. On punissait ceux qui ne parlaient pas français. »

Cette langue, que l’on entend dans l’archive ci-dessous, a quasiment disparu, la ressusciter sera un vrai défi.

Archives de 1977 : la crèche comtoise avec Barbizier, en patois
C'est un document INA de 1977 : la crèche de Noël donnée en patois avec le célèbre Barbizier Documentation : Marie-Pierre Goisseaud

 

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