La gestion des déchets au No Logo Festival, une priorité écologique et économique

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Écrit par Sophie Courageot

Pour les organisateurs du No Logo, réduire les tonnes de déchets produits par les festivaliers est une priorité aussi écologique qu'économique. Un engagement qui nécessite une équipe d'une dizaine de salariés. 

Le No Logo, comme tout festival, c'est de la musique avant tout mais c'est aussi des déchets et même des tonnes et des tonnes."On part de très loin. La première année, le festival a été organisé en un mois et demi alors forcément on n'avait pas bien géré cet aspect-là. On n'avait pas de conteneurs à verre, il n'y avait pas tri...", se remémore Renaud Roata, régisseur écologique du festival depuis la création.

Depuis 2016, environ 30 tonnes de déchets sont produites sur l'événement jurassien. Les petites mains ne sont pas bénévoles, elles sont rémunérées 75 euros par jour pour 6 heures de travail.


Prévention, distribution, ramassage : les trois mots d'ordre 


Dès la deuxième édition, l'impact écologique du festival a été pris en compte et les organisateurs ont tenté de le réduire. Prévention auprès des festivaliers, distribution de sacs poubelles et poubelles de tri sur le site du festival et du camping. Des équipes d'une dizaine de personnes travaillent pendant toute la semaine (avant, pendant et après le No Logo Festival) pour s'assurer de la propreté des lieux. 


Un impact écologique en baisse depuis trois ans


Un travail qui commence à payer : "Tous les ans depuis trois ans, on réduit le nombre de kilos que produit un festivalier, explique Renaud Roata, nous le faisons évidemment dans une démarche écologique mais les enjeux économiques ne sont pas négligeables pour un festival indépendant comme le nôtre. Plus on diminue notre impact, moins on doit payer la société qui gère le traitement de nos déchets."

Le régisseur écologique du festival fourmille d'idées pour continuer à réduire l'impact du No Logo. "Cette année, on a mis en place un compost pour le camping du staff. Ce n'est pas encore possible pour celui des festivaliers. Il faudrait un salarié en permanence pour expliquer ce qui peut être composté ou non. Il reste encore du travail en terme de prévention."