Grève des urgences de l'hôpital de Chalon-sur-Saône : six mois après, où en est-on ?

Les urgences de l'hôpital de Chalon-sur-Saône font partie des services bourguignons mobilisés depuis six mois. Où en est le mouvement après les annonces de la ministre de la Santé ?

Par Tiphaine Pfeiffer

6 mois après le début du mouvement de grève, les personnels médicaux et paramédicaux ne désarment pas !

Ce mardi 10 septembre 2019, le collectif Inter-Urgences -qui réunit des personnels paramédicaux de plus de 250 services en grève à travers la France- tenait son assemblée générale nationale à Saint-Denis, en région parisienne.
Il a voté la poursuite du mouvement et cela reflète l'état d'esprit des grévistes bourguignons. 

Estelle Voisin, l'une des deux représentantes du collectif Inter-Urgences l'affrime : "On ne baisse pas les bras car Agnès Buzyn ne répond pas du tout à nos revendications."

Les revendications sont toujours les mêmes : 
  • plus d'effectifs dans les équipes des services d'urgences
  • des revalorisations de salaires
  • plus de lits à l'hôpital etl'arrêt des femretures de lits
Un reportage de Anne Berger, Arthur Nys, Anthony Borlot et Cécile Frèrebeau
 
 


Une mobilisation forte

Les personnels paramédicaux avaient déjà été déçus par les premières annonces de la ministre de la santé en juin.

Le grand plan annoncé les déçoit à plusieurs titres :
  • 750 millions d'euros à répartir entre l'ensemble des hôpitaux publics français sur trois ans 
  • la mise en place d'un SAS (service d'accès aux soins avec numéro unique d'orientation des patients qui risque de reposer sur la régulation du SAMU) 
 


Pourtant, Estelle Voisin, l'infirmière membre du collectif Inter-Ugences de Bourgogne Franche-Comté, l'affirme :  

Il n'y a pas de découragement.


En Bourgogne Franche-Comté, 20 services d'urgences sur 31 sont encore en grève.
Ils espèrent que d'autres services qui rencontrent des difficultés à prendre en charge leurs patients tels que les Ephad, les établissements psychiatriques et le milieu hospitalier dans son ensemble vont rejoindre le mouvement.


Le collectif Inter-Urgences a déjà annoncé une nouvelle grande journée de mobilisation nationale, avec des rassemblements locaux, le 26 septembre prochain. 



 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus