Vesoul : la relaxe demandée pour l'ex-éleveuse de chevaux jugée pour harcèlement moral après le suicide de son apprentie

Coralie Marcotte était jugée ce jeudi 6 juin par le tribunal correctionnel de Vesoul. Déja condamné en février pour maltraitance d'animaux, elle était soupçonnée de harcèlement moral sur son apprentie qui avait dénoncé les faits. Et qui s'était suicidée quelques mois plus tard. 
Aurélia Beauchet n'avait que 16 ans. Elle s'est suicidée en août 2016. La jeune femme apprentie dans un élèvage de chevaux à Gézier-et-Fontenelay entre Gray et Besançon avait alerté via les réseaux sociaux sur la situation de l'élevage où elle travaillait. Des animaux y étaient maltraités. La jeune femme s'était rendue à la gendarmerie pour dire qu'elle avait peur de sa patronne. 

Y a-t-il eu harcèlement moral de la part de la gérante ? Y-a-t-il une part de responsabilité de la gérante dans ce suicide ? C'est ce sur quoi se penchera le tribunal correctionnel. Le procès avait été reporté une première fois pour supplément d'information. L'avocat d'Aurélia Beauchet souhaitait que d'autres témoignages soient ajoutés au dossier. En début d'après-midi, le Procureur de la République a plaidé la relaxe de Coralie Marcotte. Le délibéré sera rendu le 4 juillet. 

Me Jérôme Pichoff avocat de Madame Marcotte s'est félicité de la réquisition du procureur. "Je considère que ma cliente est un bouc émissaire. Certes elle était l'employeur, mais les difficultés morales et psychologiques de la victime s'expliquent par un parcours de vie, par des difficultés familiales importantes qui ne peuvent être imputées à l'employeur" a-t-il dit. 

Pendant 4 heures, le tribunal a fait la lumière sur le parcours de vie de la jeune fille. Certes les salaires n'étaient pas toujours payés à temps, certes l'employeur abusait parfois sur les horaires mais cela ne constitue pas du harcèlement moral. Dans sa lettre d'adieu, la jeune fille évoque une rupture sentimentale mais jamais le centre équestre. La famille d'Aurélia, ni leur avocat n'étaient présents au procès. 
 
La relaxe demandée pour l'ancienne éleveuse de chevaux de Haute-Saône

 
La responsable de cet élevage de Haute-Saône avait été condamnée en février 2018 à 6 mois de prison avec sursis pour maltraitance animale et 5 ans d'interdiction de commerce en lien avec des animaux. Le 26 janvier 2017, la direction des services vétérinaires avait retrouvé sur place, une quarantaine de chevaux et 35 chiens souffrant d'absence de soins et de nourriture. 
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société