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Histoires 14-18 : le caporal Sellier, clairon de l'armistice

© Collection privée Francis Courtot/Archives Municipales de Beaucourt/Pathé Gaumont/BNF Gallica
© Collection privée Francis Courtot/Archives Municipales de Beaucourt/Pathé Gaumont/BNF Gallica

Par France 3

Pierre François Sellier est né en 1892 à Beaucourt, dans le Territoire de Belfort. Orphelin de mère très jeune, ce n’est pas un élève très assidu et il entre à 12 ans aux usines Japy, puis chez Peugeot Sochaux. Il est incorporé en 1913 dans l’infanterie et très vite intégré à la musique du régiment. Ce qui l’amènera à devenir pour l’histoire « le clairon de l’armistice ».

Pendant le conflit, Pierre Sellier fait preuve d’une grande bravoure. Blessé à quatre reprises,  Il retourne à chaque fois au front et reçoit plusieurs décorations.  En 1918, il est nommé caporal clairon au 1er bataillon du 171 e régiment d’infanterie.  C’est ce régiment, qui Le 7 novembre 1918,  est en première ligne lorsque les plénipotentiaires allemands traversent les lignes pour  négocier les conditions de leur reddition. Le caporal-clairon Sellier est désigné pour accompagner le cortège jusqu’à La Capelle dans l’Aisne. Le capitaine Lhuillier lui demande à 20h20 de sonner avec ce clairon pour la première fois le « cesssez-le-feu » qui ne durera que jusqu’à minuit. Il enchaînera d’autres refrains militaires debout sur le marchepied de la voiture allemande.
 
Histoires 14-18 : le caporal Sellier, clairon de l'armistice
Source archives : - Collection privée Francis Courtot - Archives Municipales de Beaucourt - Pathé Gaumont - BNF Gallica  - France 3 - F. Cicollela

Le caporal Sellier est donc plus le clairon du cessez le feu, que le clairon de la victoire même s’il sonne « l’armistice »  comme tous ses homologues le 11 novembre à 11 h11. Il reproduira d’ailleurs ce geste chaque année  lors des commémorations partout où il sera appelé jusqu’à sa mort.
En 1926, il fait don de son clairon au musée des Invalides ici et est décoré de la légion d’honneur dans cette même cour.

Sa modestie lui fait refuser à plusieurs reprise de participer à des tournées américaines pour jouer de son clairon, y compris avec son homologue allemand Zobrowski estimant en 1925 qu’il est trop tôt. Il réserve ses prestations pour des manifestations françaises  comme l’hommage au maréchal Foch en 1937 en forêt de Rethondes. Patriote, il le restera jusqu’au bout, entrant en 1940 dans la résistance puis dans le maquis du Lomont, confirmant son statut de héros national.




 

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