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Histoires 14-18 : Ernest Hemingway, ambulancier sur le front italien

© Ernest Hemingway Collection. John F. Kennedy Presidential Library and Museum/Pathé Gaumont
© Ernest Hemingway Collection. John F. Kennedy Presidential Library and Museum/Pathé Gaumont

Par France 3

En 1918, Ernest Hemingway est blessé sur le front d’Italie sur lequel il s’est engagé comme ambulancier. Il est soigné ici à Milan. Un séjour et une histoire d’amour qui inspireront l’un de ses plus célèbres romans : l’Adieu aux armes.

En 1917, à 18 ans, le jeune homme téméraire de l’Illinois est empêché d’intégrer l’Armée américaine pour une faiblesse aux yeux. Un an plus tard, Ernest Hemingway, plus déterminé que jamais,  parvient à rejoindre la Croix Rouge italienne comme chauffeur d’ambulance. En juillet 1918, il est blessé de nuit à Fossalta di Piave, près de Venise, pendant qu’il apporte des vivres aux soldats. Un tir de mortier autrichien l’atteint grièvement aux jambes. Alors qu’il tente de secourir un camarade, il reçoit en plus deux balles de mitrailleuse dans le genou. IL est opéré douze fois et hospitalisé pendant trois mois à l’hôpital américain de Milan, qui se trouvait ici…

Histoires 14-18 : Ernest Hemingway, ambulancier sur le front italien
Source archives : - Ernest Hemingway Collection. John F. Kennedy Presidential Library and Museum - Pathé Gaumont  - France 3 - F. Cicolella


C’est là qu’il tombe amoureux d’une de ses infirmières Agnès von Kurowski, de sept ans son aînée. La passion est réciproque mais doit rester secrète car contraire au règlement. En octobre, Hemingway retourne au front. Les amants s’échangent des dizaines de lettres, se revoient brièvement lorsqu’il est atteint de la jaunisse et à nouveau hospitalisé. Mais au bout de six mois, l’infirmière décide de se séparer de celui qu’elle appelle son « Kid », son enfant. Ernest Hemingway rentre en 1919 aux USA avec son chagrin d’amour, deux médailles italiennes et de grandes  désillusions sur la civilisation occidentale.


C’est cette romance que l’écrivain raconte et réinvente dix ans plus tard dans « l’adieu aux armes ». Il y décrit Milan, l’ambiance de l’arrière. Et bien sûr le front, les soldats italiens désabusés, les échecs incessants, la débâcle à Udine lorsque le front est enfoncé par les Autrichiens…Dans un style détaché mais précis, presque naturaliste. Il dira plus tard « les mots abstraits de gloire, honneur, courage ou sanctifier sont obscènes en regard du nom tangible des villages, des routes, des rivières, du nombre de régiments et des dates historiques. »





 

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