Ils ont fait l'actu : Pierre-Gaël Laveder, son combat pour sauver l'usine Allia de Digoin

© France 3 Bourgogne
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Représentant de l'intersyndical d'Allia, Pierre-Gaël Laveder a tout fait pour sauver les emplois de l'usine d'Allia à Digoin. Un conflit social qui a duré 14 mois.

Par Valentin Chatelier

Il a été un acteur de l'un des conflits sociaux les plus durs et les plus longs de l'année 2017. Pierre-Gaël Laveder est représentant de l'intersyndical d'Allia. L'usine Allia de Digoin était menacée de fermeture. Le site n'a finalement pas fermé, mais son activité a changé.

"Le plan social a été signé le 11 juillet 2017. Nous sommes dans l’application. 40 emplois ont été sauvés [sur 176], 40 emplois tournés vers la logistique. Les salariés qui ont été licenciés sont aujourd’hui dans le plan de reclassement", rappelle Pierre-Gaël Laveder. 

Humour et Gaulois


Leur combat a été long. Et ils ont utilisés tous les moyens à leur disposition, dont l'humour. Ces derniers ont manifesté à l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires de Geberit, en Suisse, déguisés en Gaulois. "Quand on part au combat, on ne néglige rien, on utilise tout ce qui est à notre portée. L’humour est un bon moyen pour faire passer des idées, rendre visible notre combat. Je pense que nous avons été jusqu’au bout de tout ce que l’on pouvait utiliser pour mener ce combat", précise-t-il.

Les salariés d'Allia déguisés en gaulois devant l'assemblée générale des actionnaires du groupe propriétaire de l'entreprise. / © Damien BOUTILLET / France 3 Bourgogne
Les salariés d'Allia déguisés en gaulois devant l'assemblée générale des actionnaires du groupe propriétaire de l'entreprise. / © Damien BOUTILLET / France 3 Bourgogne


Son moment le plus dur de l'année 2017 ? Le jour de l'annonce du plan social où il a vu "des collègues de plus de 50 ans pleurer". 

Mais le représentant de l'intersyndical a dû tenter de comprendre la logique de la direction. "A un moment donné, dans toutes ces discussions que nous avons eu avec la direction, il a fallu se mettre dans leur logique pour comprendre où ils voulaient en venir, et aussi leur faire épouser notre logique. Alors oui, je comprends leur logique, mais non je ne comprends pas qu’un groupe qui fasse des bénéfices à outrance préfère fermer un site alors que rendre les deux usines un peu plus opérationnelles avec un peu plus de remise à niveau aurait coûté moins cher, au final, que ces plans sociaux qui nous sont tombés dessus", détaille-t-il.


Un entretien réalisé par Damien BOUTILLET, Romy HO-A-CHUCK, Francis NIVOT et Simon SCHNEIDER

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