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Affaires Parrish/Domèce : non-lieu pour Fourniret

Un non-lieu a été prononcé dans les affaires Parrish et Domèce, deux jeunes filles disparues dans l'Yonne.

Par M.G. avec l'AFP

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Non lieu pour Fourniret dans deux meurtres

Justice. Non-lieu prononcé concernant Michel Fourniret et son épouse Monique Ollivier, pour les meurtres de Marie-Angèle Domèce et de Joanna Parrish... Le couple avait été mis en examen en mars 2008 dans ces deux affaires mais les juges ont estimé que les éléments réunis n'étaient pas probants

Un non-lieu a été prononcé pour le tueur en série Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier dans les affaires Parrish et Domèce, deux jeunes filles qui avaient disparu entre 1988 et 1990 dans l'Yonne.

Les juges en charge de ces dossiers instruits à Paris ont pris une ordonnance de non-lieu fin août , a indiqué Me Richard Delgenés, l'avocat de Mme Olivier mercredi 14 septembre 2011.
 

Michel Fourniret avait été mis en examen le 11 mars 2008 pour les enlèvements et assassinats de Marie-Angèle Domèce, une handicapée de 19 ans disparue le 8 juillet 1988 près d'Auxerre, et de Joanna Parrish, une Britannique de 20 ans retrouvée violée et étranglée le 17 mai 1990 dans l'Yonne. Mise en examen pour complicité, Monique Olivier avait en 2004 et 2005 accusé son mari de ces deux homicides avant de revenir sur ses accusations.
 

Michel Fourniret a été condamné le 28 mai 2008 par les assises des Ardennes à la perpétuité incompressible pour sept meurtres. Sa femme a été condamnée à la perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 28 ans, pour sa complicité dans cinq meurtres.
 

Un "vrai gâchis judiciaire"

Selon Me Delgenés, les juges en charge du dossier ont notamment fait valoir que les traces d'ADN retrouvées sur le corps de Joanna Parrish ne correspondaient pas aux empreintes génétiques de Michel Fourniret.

Les magistrats ont également souligné que le cadre procédural dans lequel les aveux de Monique Olivier ont été recueillis était "incertain", selon l'avocat. Le 14 février 2005, interrogée en Belgique par des enquêteurs français, Monique Olivier avait attribué les meurtres des deux jeunes femmes à son mari, avant de revenir sur ses déclarations en mai 2006. Elle avait affirmé que ces aveux lui avaient été extorqués sous la violence.
 

Michel Fourniret a toujours contesté son implication dans ces deux affaires, y compris pendant son procès. Soulignant le fait que ces deux affaires restaient irrésolues, Me Delgenés a dénoncé un "vrai gâchis judiciaire".

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