Areva : débrayages contre le gel des salaires

Des rassemblements ont eu lieu sur les sites de Saône-et-Loire jeudi 26 janvier 2012.

Par B.L.

Dans le cadre d'un mouvement national, les salariés de Chalon-sur-Saône et Saint-Marcel se sont regroupés devant leurs entreprises. A Creusot Forges et Creusot Mécanique, deux filiales du groupe Areva, un appel à débrayer une heure en fin de poste a également été lancé.

Ce mouvement a été lancé à l'appel des centrales CFTC, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et Unsa contre le gel des salaires.
Les syndicats réclament une augmentation de salaire de 2,4% pour l'ensemble des 28 000 salariés du groupe, alors que la direction propose une prime générale "de soutien salarial de 500 euros (...) afin de limiter les effets de cette année de transition", selon un porte-parole de la direction.
"La direction générale est consciente de l'effort demandé aux salariés et réaffirme que cet effort n'est que temporaire", a ajouté ce dernier.

Les erreurs stratégiques des dirigeants

Les syndicats dénoncent les mesures de rigueur annoncées le 13 décembre 2011 par le PDG du groupe Luc Oursel, les jugeant "injustifiées, injustes et contreproductives".

"Alors que les résultats opérationnels d'Areva sont plus que positifs, les salariés vont payer les erreurs stratégiques ou l'investissement hasardeux de nos dirigeants", ont estimé les organisations syndicales, faisant allusion à la dépréciation de la société Uramin.

La valeur comptable d'Uramin achetée par Areva en 2007 pour près de deux milliards d'euros, a été divisée par cinq. Un audit sur cette acquisition suggère que le groupe aurait été escroqué lors du rachat de cette société.

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