Arnaud Montebourg, l'électron libre du PS

A 49 ans, l'élu de Saône-et-Loire fait son entrée au gouvernement comme ministre du redressement productif.

Par B.L. avec l'AFP

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Le parcours d'Arnaud Montebourg

Aranud Montebourg est minsitre de ???, retour sur sa carrière politque., lui qui a sovuent été un électron libre du parti socialsite et qui a longtemps été en désaccord avec françois hollabden christophe tarrisse

Le défenseur de la "démondialisation", avait créé la surprise en finissant 3e de la primaire socialiste à l'automne dernier, avec 17,2% des voix. Depuis des années, Arnaud Montebourg conforte son poids politique en multipliant les coups d'éclat aux fortunes diverses.

Né le 30 octobre 1962 à Clamecy, dans la Nièvre, militant PS depuis 1981, il se fait connaître comme jeune avocat, en menant bataille contre Alain Juppé dans l'affaire de son appartement de la Ville de Paris en 1995.

Elu député de Saône-et-Loire en 1997, il tentera en vain en 2001, en pleine cohabitation, de faire comparaître Jacques Chirac devant la Haute cour de justice. Il milite inlassablement pour une VIe République où le Parlement aurait davantage de pouvoirs.
 

Défiant le Premier secrétaire de l'époque François Hollande, il anime le Nouveau parti socialiste avec Vincent Peillon. En 2007, il opère un rapprochement soudain avec Ségolène Royal, qui le nommera parmi les porte-parole de sa campagne présidentielle, avant de le suspendre pendant un mois après une boutade d'un drôle de goût. Le seul défaut de la candidate ? "Son compagnon!", avait-il répondu... en allusion à un certain François Hollande.
 

Ardent adversaire du cumul des mandats, il décide pourtant fin 2007 de se présenter à l'élection cantonale en Saône-et-Loire et est élu au premier tour, avant de devenir président du conseil général. Début 2011, il annonce qu'il ne briguera pas un quatrième mandat de député.

Le chevalier blanc

Monsieur Rénovation au PS, il milite ardemment pour les primaires. Le fougueux député menace Martine Aubry de démissionner s'il n'obtient pas gain de cause en 2009 pour l'organisation de ce processus inédit. "J'avais ressorti ma robe d'avocat mangée par les mites", raconte-t-il. La Première secrétaire accepte finalement.

Volontiers chevalier blanc, il dénonce les affaires des fédérations PS des Bouches-du-Rhône et du Pas-de-Calais et réclame à DSK "des excuses à toute la gauche". Au PS, certains critiquent ce "prêcheur de morale", ses "outrances dans l'attaque".

Sa troisième place à la primaire lui donne toutefois le rôle d'un faiseur de roi, qui choisira à titre personnel François Hollande. Le candidat à la présidentielle en fera son "représentant spécial", en charge d'un tour de France des usines. Divorcé, père de deux enfants, il est le compagnon de la journaliste Audrey Pulvar.

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