Bourgogne : la guerre des trois François

Les élus PS François Patriat et François Rebsamen répondent aux attaques du Nouveau Centre François Sauvadet.

Par B.L.

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Bourgogne : la guerre des 3 François

Les élus PS François Patriat et François Rebsamen ont tenu une conférence de presse conjointe. Objectif : répondre aux attaques portées contre leur gestion par le président du conseil général de Côte d'Or François Sauvadet (NC).

François Patriat, président du conseil régional de Bourgogne et François Rebsamen, maire de Dijon, ont tenu une conférence de presse conjointe vendredi 22 juillet 2011. Au programme : les grands dossiers portés par la Région et par le Grand Dijon.

En fait, les deux élus ont répondu aux attaques lancées contre eux par François Sauvadet, président du conseil général de Côte d'Or et nouveau ministre de la Fonction publique.

Lors d'une rencontre avec la presse bourguignonne, qui s'est déroulée mercredi 20 juillet dans ses bureaux ministériels parisiens, François Sauvadet a mis en cause leur gestion sur plusieurs dossiers  : canal de Bourgogne, le Wimax, le cadencement du TER, le tramway du Grand Dijon, le grand stade de Dijon…

Les élus socialistes jugent ces attaques "intolérables". Ils s'étonnent qu'un "ministre de la République" tienne un tel langage. "Nous n'avons jamais eu des propos pareils à son égard", déclare le sénateur-maire de Dijon. "Cédant à l'euphorie de sa nomination, il s'est laissé aller. Je souhaite qu'il se ressaisisse et qu'il se replonge dans les dossiers", dit François Rebsamen.

"Nous avons été mis en cause de façon gratuite et injuste", déclare pour sa part François Patriat. Ce dernier rappelle que lorsqu'il était lui-même au gouvernement, il avait laissé son mandat local et s'était consacré à plein temps à sa charge ministérielle. "J'étais à Paris du lundi au vendredi. François Sauvadet, lui, est ministre à mi-temps pour un salaire à plein temps". Le président de la Région Bourgogne, qui indique n'avoir jamais eu de telles relations de travail avec d'autres ministres bourguignons, comme Henri de Raincourt par exemple, n'hésite pas à parler de "guerres picrocholines".

Les François du PS appellent François Sauvadet "à la raison" et l'invitent à examiner de près les comptes du conseil général. Ils évoquent notamment un retard de paiement du Département pour le financement de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) Rhin-Rhône. Affaire à suivre...

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