Dijon: l'hébergement d'urgence des SDF inquiète

Publié le Mis à jour le
Écrit par M. Ba

Le gouvernement prévoit de supprimer 4.500 places d'hébergement d'urgence pour les sans-abris.

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Dijon : inquiétudes pour l'hébergement des sans-ab

Pas de pertubation au 115 de Dijon aujourd'hui. Le mot d'ordre national n'a pas été suivi à la plateforme téléphonique pour les sans-abris. Cela n'empêche pas les travailleurs sociaux d'être inquiets de la volonté du gouvernement de supprimer des places d'hébergement d'urgence pour les SDF

A Dijon, les travailleurs de l'urgence sociale sont inquiets après l'annonce gouvernementale, en mai dernier, de réduire les moyens alloués à l'hébergement des SDF.

Cela devrait entraîner la suppression de 4.500 places en foyer d'hébergement d'urgence sur les 115.000 que compte la France. Le 115, la plateforme pour les sans-abris, devrait aussi en pâtir. Vacances obligent, le mot d'ordre de grève n'a pas été suivi à Dijon ce mardi 2 août 2011. Mais cela n'empêche les travailleurs sociaux d'être inquiets par ces coupes claires.

Ils poussent même un cri d'alarme car les structures sont déjà débordées. En cet été 2011, l'affluence est comparable aux pires mois d'hiver. Un seul exemple, en ce moment, le foyer Sadi Carnot loge chaque soir 60 sans-abris célibataires pour 30 lits théoriques. L'annonce gouvernementale est, dans ce contexte, vécue comme une aberration.

Le gouvernement justifie ces coupes budgétaires par la réorientation de sa politique en faveur des sans-domicile : le logement d'abord. Il s'agit de donner la priorité à un

accès de long terme des personnes sans domicile à un véritable logement, sans passer

par la case de l'hébergement d'urgence, très coûteux.

Mais les associations estiment que le gouvernement "met la charrue avant les bœufs" en commençant à réduire le nombre de places en hébergement sans que suffisamment de logements soient disponibles. Par ailleurs, pour la population des SDF, il faut un accompagnement social pour que l'installation dans un logement et la cohabitation avec le voisinage se passent bien. Selon ces mêmes associations, cette question n'a pas du tout été pensée par le gouvernent.

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