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La Franche-Comté marquée de son empreinte

Né à Vesoul, le résistant Raymond Aubrac est venu régulièrement dans la région ces dernières années

Par Sophie COURAGEOT

Une mémoire de la résistance, un ardent défenseur de la démocratie et de la liberté : A 97 ans, Raymond Aubrac s'en est allé rejoindre sa femme Lucie, héroïne de la résistance. La Franche-Comté se souvient. De ce petit garçon juif, fils de commercant, né à Vesoul. De ce nonagénaire enthousiaste à partager avec la jeunesse.

La dernière visite de Raymond Aubrac dans la région remonte au 10 juin 2011. Il était venu à Vesoul,  pour inaugurer une rue qui porte son nom et celui de sa femme Lucie.  Autre lieu très important, en 1943-44, Raymond Aubrac s'est caché dans le château de Villevieux près de Bletterans dans le Jura. Il s'était envolé pour Londres de l'aéroport clandestin du village, en février 1944.

En 2007, le collège de Doubs, près de Pontarlier a été inauguré par Raymond Aubrac lui-même. Il porte le nom de sa femme Lucie .

La Franche-Comté marquée de son empreinte

La Franche-Comté marquée de son empreinte (1)

La Franche-Comté marquée de son empreinte (2)

La Franche-Comté marquée de son empreinte (3)

Raymond et Lucie Aubrac

Le couple emblématique de la résitance française

De son vrai nom Raymond Samuel, né dans une famille juive le 31 juillet 1914 à Vesoul, Raymond Aubrac est ingénieur civil des Ponts et Chaussées, licencié en droit et titulaire d'un Master of Science de l'université d'Harvard (USA).

Dès 1940, il s'engage dans la Résistance avec sa femme Lucie, décédée en 1997 à 94 ans. Il devient attaché à l'état-major de l'Armée secrète. Arrêté le 21 juin 1943 à Caluire, emprisonné à Montluc, Raymond Aubrac et quatorze résistants sont libérés grâce à l'intrépide Lucie et le commando qu'elle a mis sur pied. Le couple est transféré à Londres, puis Raymond gagne Alger, où il est délégué à l'Assemblée consultative en juin 1944.

A la Libération, il devient commissaire régional de la République à Marseille, responsable du déminage du littoral, puis inspecteur général à la Reconstruction.

En 1947 et 1950, il avait été témoin à charge lors des deux procès du résistant René Hardy accusé d'avoir livré Jean Moulin à la Gestapo et acquitté au bénéfice du doute.

Grand croix de la Légion d'honneur, Croix de guerre 39-45, rosette de la Résistance, Raymond Aubrac avait publié en 1996 son autobiographie, "Où la mémoire s'attarde".

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