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Montebourg, le troisième homme

Le député de Saône-et-Loire a créé la surprise en prenant la 3e place lors du premier tour dimanche 9 octobre 2011.

Par B.L.

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Primaire du PS : déclaration d'A. Montebourg

"Plus rien ne sera désormais comme avant. La vie politique française a changé ce soir", a déclaré Arnaud Montebourg, à l'issue du premier tour de la primaire socialiste dimanche 9 octobre 2011.

 Ce soir, il sera le l'invité du journal de 20h de France 2. L'élu bourguignon se classe 3e (17,35%), derrière François Hollande (38,78%) et Martine Aubry (30,63%). Il est même arrivé en tête en Saône-et-Loire. En Côte d'Or, il est deuxième avec 25,11% des suffrages.

Arnaud Montebourg, 48 ans, chantre de la démondialisation et promoteur de la primaire du PS, a pris la troisième place devant Ségolène Royal. Son score à deux chiffres va lui permettre de peser lourd pour le deuxième tour dont il a désormais une partie des clefs.

"Ses thèmes comme la démondialisation, la mise sous tutelle des banques, la VIe
République ont rencontré un grand écho et nous serons attentifs à la façon dont les candidats s'empareront de ces thèmes" a déclaré son porte-parole Geraud Guibert.

Il réunira son équipe de campagne dès lundi 10 octobre pour examiner la situation et décider de sa consigne de vote. Ce soir, il sera le l'invité du journal de 20h de France 2, où il annoncera sa décision, "si elle est prise", a-t-il dit.

Avec ce score, M. Montebourg a gagné ses galons de leader socialiste désormais incontournable. "C'est celui qui a incarné une petite musique différence, les Français ont pu identifier une offre spécifique autour de la démondialisation, il a vraiment incarné un sillon extrêmement différent qui lui a permis d'exister", analyse le politologue à l'Ifop Fréderic Dabi.

Durant sa campagne -dans "21 régions sur 22", "35 000 km", "6 000 volontaires"- il s'est dépensé sans compter. Il a soutenu des ouvriers en grève, fait des "stand up" improbables sur les places de villages, allant même en Algérie, lui qui se dit arabo-morvandiau. Il n'a cessé de rappeler ses origines, famille de charcutier et grand père arabe. Il se disait alors le challenger du favori. "Les hommes politiques n'ont rien compris au monde qui est en train de s'écrouler", assure Arnaud Montebourg.

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