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PSA : “pertes significatives” au 2nd semestre

Philippe Varin, le président du directoire de PSA a annoncé que le groupe subirait des "pertes significatives"

Par Florent BOUTET

C'est une information qui va-t-être largement commentée sur le site industriel de Sochaux : la division automobile du groupe PSA Peugeot Citroën devrait enregistrer une "perte significative" au second semestre 2011. C'est ce qu'a annoncé mercredi le président du directoire du constructeur, Philippe Varin.

"Nous allons (être) en perte significative au deuxième semestre avec un cash flow négatif", a déclaré Philippe Varin lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Philippe Varin est revenu devant la commission sur la stratégie industrielle du groupe qui a conduit à mettre en place un plan d'économies de 800 millions d'euros pour 2012 tiré pour 400 millions sur les achats et pour 400 millions sur les "adaptations d'effectifs".

Annoncé il y a quelques semaines, ce plan passe notamment par la suppression en Europe de 1.000 postes en production et de 5.000 hors production (dont la moitié parmi des prestataires).

Concernant ces "adaptation d'effectifs", Philippe Varin a déclaré qu'il n'y avait "pas de licenciements économiques" et assuré que PSA restait "fidèle au territoire français".

Il a également souligné la priorité accordée par le groupe aux métiers "en tension", dont les besoins vont croissant, par rapport aux métiers dits "sensibles", dont la perspective d'évolution entraîne une baisse probable des besoins.

En préambule, le dirigeant avait expliqué à la commission les trois défis auxquels, selon lui, l'industrie automobile était confrontée: "le défi de l'Asie", où "va se concentrer 60% de la croissance mondiale" du secteur, "le défi de la mobilité urbaine" et "le défi du véhicule décarboné".

Il a détaillé la stratégie en "trois axes" avec laquelle PSA entend relever ces défis: la "globalisation du groupe", la "montée en gamme de ses marques" et le développement du véhicule hybride.

Le groupe espère ainsi "atteindre 50% de ses ventes hors d'Europe d'ici à 2015", avec un rythme soutenu d'implantation en Chine, en Inde mais aussi en Amérique latine, Russie, Proche et Moyen-Orient, a encore indiqué Philippe Varin.

Concernant le choix du constructeur de développer l'hybride plutôt que l'électrique (à l'inverse de son concurrent Renault), le président du directoire de PSA a fait valoir que l'hybride permettait d'utiliser l'énergie électrique en ville mais aussi "de sortir des villes sur le moteur à combustion".

(avec AFP)

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