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Quel sort pour les Roms de Dijon ?

Le dossier brûlant des Roms est examiné par le gouvernement ce mercredi 22 août 2012.

Par B.L.

Une importante réunion est organisée à Matignon cet après-midi. Au total, 15 à 20 000 Roms vivent en France, dont une partie en Bourgogne. 

Le gouvernement français devrait annoncer des mesures visant à faciliter leur accès au travail. Plusieurs pistes ont déjà été évoquées : levée des "mesures transitoires" bloquant l'accès des Roms au marché français du travail (et donc à une source de revenus), examen des initiatives déjà mises en place et qui fonctionnent, listage des terrains et locaux disponibles pour reloger les Roms évacués...


L'objectif est de rééquilibrer l'image du gouvernement sur cette question sensible, notamment après des démantèlements de camps qui ont choqué à gauche.


En Côte d'Or, une cinquantaine de Roms ont été expulsés d'un immeuble situé à Chenôve, au sud de Dijon, vendredi 10 août. Ces familles sont aujourd'hui installées dans les locaux d'une ancienne boucherie, rue Bertillon à Dijon. Elles ont refusé la proposition d'hébergement faite par la préfecture, car certains Roms ont été victimes d'agressions dans ces foyers d'accueil, disent-elles.

Pour le moment, ces réfugiés ont bénéficié d'un sursis en raison de la météo caniculaire de ces derniers jours. Un rendez-vous était programmé avec la préfecture pour le lundi 20 août, mais il a été reporté à une date indéterminée "du fait des réflexions en cours au niveau national".
 

La dégradation des conditions d'accueil

Le collectif d'organisations qui milite pour la défense du droit d'asile dénonce "la dégradation des conditions d'accueil des demandeurs d'asile à Dijon". Dans un communiqué, ces associations évoquent notamment "la suppression d'aides alimentaires, l'exclusion de tout droit pour des personnes ayant une procédure en cours à la cour nationale du droit d'asile, les risques d'expulsion sans relogement des habitants du squat de la rue Bertillon après celles réalisées sans décision de justice en juillet et août, les menaces sur l'hébergement de familles avec enfants en bas âge."

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