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Rachida Dati ne sera pas exclue de l'UMP

La députée originaire de Saône-et-Loire ne sera pas exclue de son parti, malgré ses attaques contre le Premier ministre.

Par B.L. avec l'AFP

Le secrétaire général de l'UMP a annoncé mercredi 14 décembre 2011 avoir eu "un échange" avec François Fillon.  Ils se sont mis d'accord pour ne pas exclure Rachida Dati malgré ses propos "excessifs" contre le Premier ministre.

Mardi 13 décembre, plusieurs ténors de l'UMP étaient montés au créneau pour dénoncer "les attaques" de Rachida Dati contre le chef du gouvernement. Dans une tribune publiée dans Le Monde, elle affirmait avoir un "devoir de résistance" face à l'ambition solitaire des puissants".

Rachida Dati, eurodéputée et maire du VIIe arrondissement de Paris, conteste le fait que M. Fillon veuille être investi aux législatives de juin dans la 2e circonscription de Paris, qui regroupe les Ve, VIe et VIIe arrondissements.

A la surprise générale, alors que les "anti-Dati" avaient promis une offensive contre l'ex-garde des Sceaux lors du bureau politique de l'UMP, mercredi matin, l'affaire n'a absolument pas été évoquée lors de la réunion de l'instance dirigeante du parti majoritaire, selon les participants.

La ministre Nadine Morano, déléguée générale de l'UMP chargée des élections, avait contribué à durcir la polémique mardi en proposant à Rachida Dati de se présenter à Chalon-sur-Saône, sa ville natale de Saône-et-Loire, où elle est "très attendue".

"Sinon, on n'en finirait pas"

"Nous avons eu un échange hier matin avec François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Christian Jacob et nous sommes convenus tous les quatre qu'il n'était pas question d'exclure l'un ou l'une des nôtres pour les propos qu'il peut tenir, aussi excessifs soient-ils", a déclaré M. Copé lors du point de presse hebdomadaire de l'UMP.

"Sinon, on n'en finirait pas. Moi, j'ai mon collègue Etienne Pinte (député UMP proche de François Fillon, ndlr) qui demande ma démission du poste de secrétaire général de l'UMP tous les mois. Faut-il que je m'en offusque ? Non!", a-t-il ajouté, un brin ironique, en soulignant avoir évoqué le cas précis de M. Pinte lors de sa discussion avec le Premier ministre.

"On n'exclut pas les gens pour les propos qu'ils tiennent (...) Les exclusions, ce n'est pas la marque de fabrique de notre famille politique, on est plutôt là pour rassembler", a insisté M. Copé.

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