RCEA : l'UMP critique la votation

En Sâone-et-Loire, l'opposition critique la votation par correspondance organisée par Arnaud Montebourg.

Par E.B

La droite dénonce la votation par correspondance sur la mise en concession de la RCEA. Elle l'estime illégale, coûteuse et inutile.

Dans un communiqué, André Accary, président du groupe Union pour l'avenir de la Saône-et-Loire, et conseiller général du canton de Paray-le-Monial dénonce la votation par correspondance organisée par Arnaud Montebourg.

"Après l'échec de la majorité départementale à vouloir organiser une consultation citoyenne, le président du conseil général, Arnaud Montebourg vient d'écrire aux maires des 152 communes concernées par le tracée de la RCEA pour organiser cette fois une votation par correspondance. Cette initiative est-elle légale ?" s'interroge la droite, "sachant que la précédente délibération du conseil général sur le sujet a été annulée par le tribunal administratif et que l'assemblée départementale n'a jamais abordé cette question".

L'opposition interpelle Arnaud Montebourg sur le coût de cette opération. Selon elle, avec 97 000 foyers concernés, la facture pourrait vite grimper à plus de 100 000 euros. "Cela représente une sacrée somme dans le contexte budgétaire contraint que nous connaissons" estime la droite.

"Un plébiscite napoléonien"

L'Opposition termine son communiqué en qualifiant ce nouvel exercice d'autopromotion de "plébiscite napoléonien".

Arnaud Montebourg n'a pas tardé à réagir. Il affirme qu'André Accary "cherche une polémique inutile, caricaturant les intentions du département et grossissant volontairement les coûts. Le Coût réel de distribution est de 12 200 euros : neuf fois moins que ce qu'il annonce".

Le socialiste confirme son intention d'organiser cette votation, affirmant que l'expression des citoyens sur ce sujet s'avère fondamentale.

L'élu rappelle que la future autoroute payante se substituera au seul intinéraire gratuit et que les habitants devront payer des péages après avoir financé cet équipement par l'impôt.

Le socialiste dénonce également les imprécisions du Gouvernement quant à la mise en place de cette concession, "incapable de garantir l'équilibre économique de cette opération : le nombre de barrières, le montant de la subvention versée au futur concessionnaire".

Sur le même sujet

Episode 4

Les + Lus