Tony Vairelles : remise en liberté rejetée

Une nouvelle demande de remise en liberté de l'ex-footballeur a été rejetée jeudi 2 février 2012.

Par Béatrice DELAVERGNE

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nancy a une nouvelle fois refusé de remettre en liberté Tony Vairelles et trois de ses frères. Tous sont mis en examen pour tentative d'assassinat.

L'ex-actionnaire majoritaire du club de football de Gueugnon, en Saône-et-Loire, est placé en détention provisoire depuis le 25 octobre 2011. Ses frères et lui sont suspectés d'avoir blessé par armes à feu trois vigiles d'une discothèque d'Essey-lès-Nancy, en Meurthe-et-Moselle dans la nuit du 22 au 23 octobre. Les frères Vairelles ont toujours nié les faits.

"Les frères Vairelles n'ont pas pu être présents à l'audience, laquelle était à huis clos. Je suis de plus en plus perplexe face à ce goût du secret de la justice", a déclaré l'une de leurs avocats, Me Liliane Glock, qui soutenait cette quatrième demande de remise en liberté.

Selon l'accusation, Jimmy et Giovan (20 et 30 ans) ont été expulsés de la discothèque après une altercation, puis sont revenus armés avec Tony (38 ans) et Fabrice (40 ans) et auraient alors ouvert le feu sur les portiers.

"La parole des Vairelles est confisquée"

L'affaire a connu un important rebondissement, la semaine dernière, avec la mise en examen des trois vigiles pour violences avec arme. Ces derniers sont soupçonnés d'avoir utilisé des bombes lacrymogènes de grand format, ainsi qu'une matraque en acier, à l'extérieur de l'établissement, contre les frères Vairelles.


"Ces derniers développements de l'instruction donnent raison aux Vairelles. Ils avaient expliqué dès le départ que c'étaient les vigiles qui s'en étaient pris à eux. Il a fallu trois mois pour qu'on les écoute", a souligné Me Glock. Les quatre frères ont expliqué avoir entendu les coups de feu, mais ont toujours contesté en être les auteurs. "La parole des Vairelles est scandaleusement confisquée : nous ne comprenons absolument pas qu'on en soit toujours au secret des débats", a vivement dénoncé Me Glock.

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