Des agriculteurs manifestent dans le Jura contre les nouveaux arbitrages de la PAC 2018

© Nicolas Girod
© Nicolas Girod

Ils se sentent trahis par le minsitre de l'agriculture et veulent le faire savoir. A l'appel de la Confédération paysanne, des agriculteurs manifestent cet après-midi au pont de la Pyle, sur le lac de Vouglans (Jura) contre les annonces faites par Stéphane Travert sur la PAC 2018. 

Par Lucie Thiery

Quelques agriculteurs ont manifesté cet après-midi 28 juillet au pont de la Pyle sur le lac de Vouglans à 14h cet après-midi.
A l'issue de leur action, les représentants de la Confédération paysanne 39 ont obtenu une rencontre avec le Préfet du Jura. L'entrevue est prévue cet après-midi à 17h30.

Pour sa première décision depuis sa prise de fonction, le ministre de l'agriculture se met à dos une partie du monde agricole. Stéphane Travert a annoncé hier, jeudi 27 juillet des changements dans la répartition des aides européennes.

A travers un transfert de fonds d'un dispositif de financement vers un autre, le ministre a annoncé une modification dans la répartition des aides de la Politique Agricole Commune (PAC) 2018.

Dans son communiqué, il a annoncé : "un transfert à hauteur de 4,2% des montants des crédits du pilier I* de la PAC vers le pilier II*, pour satisfaire les besoins identifiés sur le pilier II d’ici 2020".

C'est cette décision qui a mis le feu aux poudres parmi les agriculteurs de la Confédération paysanne et les exploitants en bio.

Le pilier I est consacré aux aides à l'hectare et profite plutôt aux céréaliers, exploitant de grandes surfaces agricoles. Le pilier II profite, lui, aux petites exploitations, au bio et aux jeunes.

Pour la confédération paysanne, avec ces nouveaux arbitrages "L’Etat français s’apprête [...] à porter un coup fatal à l’emploi agricole". Le syndicat réclamait que cette majoration, actuellement de 50 euros à l’hectare, passe à 75, voire 100 euros, en 2018. 


L'Etat veut faire des économies où il ne faudrait pas en faire ! Il fait le choix de léser les agriculteurs qui souhaitent s'engager dans la transition vers une agriculture plus écologique.

,Nicolas Girod

Selon Nicolas Girod, représentant de la Confédération paysanne dans le Jura, il faudrait doubler le montant des sommes transférées d'un dispositif à un autre.
Selon, lui, cette décision met à mal la pérennité des aides à la conversion et au maintien de l'agriculture biologique.

D'autant que le nombre d'agriculteurs qui s'installent en bio ne cessent d'augmenter.
En Franche-Comté entre 2014 et 2016 le nombre de fermes en bio a cru de 22,7 %, et les surfaces cultivées de 42,6 %.   

 

© Léa Lugassy
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