Lons-le-Saunier : Procès de six gilets jaunes qui s’étaient introduits dans l’aéroport de Dole-Tavaux

Une cinquantaine de manifestants avaient bloqué le parking de l'aéroport. / © Rémi Champomier
Une cinquantaine de manifestants avaient bloqué le parking de l'aéroport. / © Rémi Champomier

Le 6 janvier 2019, une cinquantaine de manifestants s’étaient introduits sur le parking de l’aéroport de Dole-Jura à Tavaux. Le procès a lieu ce mardi 10 décembre devant le tribunal correctionnel.

Par Sophie Hienard

Cinq hommes et une femme gilets jaunes devront répondre de faits de violences et de dégradations, commis le 6 janvier dernier. C'est la gendarmerie du Jura qui les poursuit en justice. Le parquet requiert des peines allant de 1500 euros dont 1000 avec sursis à 4 mois de prison ferme. Les peines de prison ferme sont demandées pour quatre personnes ayant un antécédent judiciaire. Le jugement sera rendu le 28 janvier 2020.

Ce jour-là, à Tavaux, un vol en direction de Porto s’apprêtait à atterrir. Dans le bâtiment, certains voyageurs au départ enregistraient leurs bagages, d’autres attendaient leur avion. Une cinquantaine de gilets jaunes s’étaient introduits sur le parking de l’aéroport. Une quinzaine d’entre eux avaient bousculé les gendarmes et étaient entrés dans l’enceinte. Des échanges tendus avec les voyageurs et les gendarmes auraient accompagné cette intrusion.
 
Reportage E. Braconnier et H. Perret, France 3 Franche-Comté, le 7 janvier 2019.
Images de Rémi Champomier, Le Progrès, et interviews d'Yves Bongain, porte-parole des gilets jaunes du rond point d'Innovia et de Richard Vignon, Préfet du Jura.

Rapidement, les gilets jaunes avaient décidé de quitter le bâtiment pour procéder au blocage des entrées et sorties du parking. Pendant deux heures, les manifestants avaient érigé des barricades et avaient bloqué les entrées et sorties de Dole-Jura. Ils avaient ensuite rejoint le rond-point d’Innovia, qu’ils occupaient depuis plus d’un mois et demi.

Une opération coup de poing assumée par l’un des porte-paroles d’alors, Yves Bongain : « On voulait organiser un petit bras de fer avec la gendarmerie, pour leur montrer que si on voulait, on pouvait envahir la piste, mais sans le faire ». Richard Vignon, préfet du Jura, avait qualifié cette intrusion de « dérapage ».
 

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