EN IMAGES. Maxime Le Forestier, ambiance et mise en perce : retour sur cette deuxième journée de Percée du vin jaune 2024

C'est à Arbois, au cœur du vignoble jurassien, qu'a lieu ce week-end l'édition 2024 de la Percée du vin jaune. Cette année, c'est le chanteur Maxime le Forestier, amoureux du vin jaune et de la Franche-Comté, qui a mis en perce le tonneau sacré. Retour sur cette journée festive.

"Vin jaune, vin jaune, on aime beaucoup le vin jaune, n'est-ce pas ?" Les coupes se lèvent au-dessus des têtes tandis que le chanteur Maxime le Forestier, parrain de la 26e édition de la Percée du Vin jaune, entonne l'hymne du vin jaune, repris en chœur par les festivaliers.

L'ambiance est à la fête ce samedi 3 février pour la deuxième journée de Percée. Les rues d'Arbois sont noires et jaunes de monde, la couleur emblématique de l'événement comme du vin jurassien si caractéristique. "C'est impressionnant de voir tous ces gens, et tout cet engouement !", se réjouit François Duboz, président de la Percée du vin jaune, au micro de Noémie Gobron. Plus de 30 000 festivaliers sont attendus pour ce week-end de festivité.

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Si l'édition 2024 a officiellement débuté la veille, la journée de samedi était véritablement attendue, notamment la cérémonie traditionnelle de bénédiction du tonneau de vin jaune à l'église Saint-Just de la capitale des vins du Jura.  

Le vin jaune, "un vin qui mérite du temps"

Après la cérémonie vient le cortège où, selon la coutume, le tonneau de vin jaune est transporté par les jeunes vignerons et les nouveaux installés jusqu'au podium et jusqu'à Maxime le Forestier. Et il en a fallu du temps à ce tonneau pour battre les pavés d'Arbois au son de la fanfare ! Le millésime célébré ce jour est celui de 2017, car le vin jaune nécessite au moins six ans et trois mois d'élevage. 

"C'est un vin qui est complètement différent des autres dans sa méthode de fabrication, notamment son rapport au temps, qui est très important", note François Duboz. D'ailleurs, "c'est un vin qui mérite du temps, d'y revenir". Il ne plaît pas à tout le monde au premier abord.  

"Il est comme ses vignerons, il a du caractère", plaisante Guillaume Tissot, vigneron lui-même. Béret noir sur la tête, il fait découvrir ses vins jaunes dans l'une des caves de dégustations de l'événement. "C'est un vin assez typé, aux arômes de noix, de curry, d'épices. Il est beaucoup plus expressif qu'un blanc traditionnel, ce qui peut dérouter les gens". Mais ce qui peut aussi les séduire, comme en témoignent les nombreux festivaliers. 

Mise en perce du tonneau sacré et "larme à l'œil"

Revenons au tonneau sacré, qui est arrivé sur le podium en grande pompe, entre Maxime Le Forestier et François Duboz. Il n'est pas encore midi et l'excitation est à son comble. Ce n'est que lorsque l'auteur-compositeur le mettra en perce que la dégustation pourra commencer.

Un petit coup de marteau de Maxime Le Forestier sur le robinet et... splash ! Le précieux nectar jaillit. Enfin, ça y est : les bouteilles peuvent remplir les coupes des festivaliers assoiffés. Le goût de ce millésime est-il au rendez-vous ? "Il est très bon, il a beaucoup de nez, quoi qu'un peu frais", nous glisse-t-on par ici. Par là, "c'est un vin très délicat, avec une belle élégance"

Dans la foule pressée devant le podium, Marie-Noëlle, originaire de Suisse mais passionnée des vins du Jura (ses lunettes en forme de deux coupes de vin jaune en attestent), "a eu presque la larme à l'œil". "C'était une percée très émouvante", ajoute-t-elle.  

Une émotion partagée par Maxime Le Forestier, qui avait tenu à parrainer la Percée plus tôt mais n'avait pas pu, pour des raisons de santé. "J'ai un lien particulier avec le Jura et le Doubs, j'y passais toutes mes vacances quand j'étais môme", se confie-t-il. "Venir ici me fait retomber en enfance. J'adore cet accent, cette façon de parler tellement musicale qui résonne en moi". On ne choisit pas ses parents, ni sa famille, mais sûrement que le chanteur aurait choisi la Franche-Comté s'il avait pu. "À l'époque, quand je rentrais à Paris après mes vacances d'été, je parlais comme ici." 

Les festivités de la Percée du vin jaune se poursuivent dimanche 4 février, avec de nouvelles dégustations et des animations musicales, ainsi que la vente aux enchères de vieux millésimes... dont une bouteille de 1774 ! 

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