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Après Dole, les salariés de la fromagerie Bel appelés à débrayer à Lons-le-Saunier

350 salariés travaillent à l'usine Bel de Dole dans le Jura. / © France 3 Franche-Comté : Hugues Perret
350 salariés travaillent à l'usine Bel de Dole dans le Jura. / © France 3 Franche-Comté : Hugues Perret

La CGT appelle les salariés du groupe fromager a cesser le travail. Ils réclament des augmentations de salaires supérieures à celles proposées par la direction. 

Par Sophie Courageot

 

Un débrayage à Dole déjà vendredi dernier


C'est la négociation annuelle obligatoire sur les salaires qui est à l'origine du mouvement.

La CGT appelait à débrayer dès jeudi 7 mars sur les sites de Sablé-sur-Sarthe et Evron. Ce vendredi c'était au tour de Dole où une vingtaine de salariés sur 350 ont débrayé en début d'après-midi. Le 14 mars, l'usine historique de Lons-le-Saunier débrayera à son tour. 

"Pratiquement tous les sites ont fait grève. Tout le monde pense la même chose, le pouvoir d'achat, le pouvoir d'achat. Ce mouvement c'est ni plus ni moins qu'un suivi de ce qui se passe en France avec les gilets jaunes" lance Jean-Claude Boudin, délégué central CGT à l'usine Bel de Dole. 

 
Dole : grève et revendications salariales à la fromagerie Bel
Reportage C.Schaffner et H.Perret avec Jean-Claude Boudin Délégué CGT Laurent Bonin Secrétaire de Sud Industrie Jura Sandrine Chevaux Conductrice mélangeuse


Le groupe fromager prévoit une augmentation sur les salaires de 0,93% en 2019. Insuffisant pour le syndicat CGT. Ce dernier s'insurge contre la bonne santé financière du groupe.

Patrice Beauvais délégué central estime que "chaque salarié de Bel a crée 555 euros de richesse par jour de travail en 2017".

Pour la CGT, le groupe 48e fortune de France affiche des retards de salaires de l'ordre de 200 à 300 euros bruts sur d'autres grands groupe agro-alimentaire comme Danone ou Yoplait. "L’entreprise perçoit 15 Millions € d’argent public tous les ans, cela représente plus de 10 % de la masse salariale...elle détruit des emplois, récemment un PSE a été mis en oeuvre des licenciements économiques collectifs portant sur 159 suppressions de postes et 20 modifications de contrat de travail, pouvant entraîner un maximum de 179 ruptures de contrat de travail et à la création de 116 postes" dénonce le syndicat. 

La CGT appelait à débrayer pour obtenir "des propositions décentes". Le syndicat réclame par exemple des augmentations du 150 euros bruts par mois pour le collèges ouvriers-employés. 




 

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